‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 273 sur 305 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

3. Id., Ibid., fol. 3, verso : « Spiritus sanctus dicitur amor, seu voluntas. » Cette identité de 1' « amour » et de la « volonté » est primordiale en Leibniz.

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s'adaptent entièrement les thèses des écrits religieux de Leibniz. Et la Révélation apparaît comme la combinaison du règne de la (jrâce et du règne de la Naturel

Vivante expression de la Révélation, Jésus-Christ n'est-il point celui par qui le plus parfaitement cette combinaison se réalise ? L'Univers déjà s'offre à nous comme la progressive lusion de la Grâceetde la Nature. Fusion presque ignorée des anciens philosophes, et que pleinement Jésus-CIirist dévoile. « Jésus-Christ », dit Leibniz, « acheva de faire passer la religion naturelle en loi... Il fit lui seul ce que tant de philosophes avaient en vain lâché de faire ^ » Il actualisa, pourraiton dire, et la grâce éparse au sein de la nature, et la révélation inscrite au cœur de Thomme. L'homme fut choisi parfiii tous les êtres, non point que de ceux-ci la Divinité fût absente : « Elle est jointe, mais moins étroitement, à toutes les créatures, et... toutes les créatures ont un degré d'activité qui les fait imiter la Divinité. Et même toutes les substances véritables et simples... doivent toujours subsister. » Mais si, j)artout, quelque chose d'actif s'unit à quelque passivité et la transforme ; et si, ajoute Leibniz, «comme un actif joint à l'animal en fait l'homme, ainsi la Divinité jointe à l'homme en ferait l'homme-Dieu'^ », l'homme apparaît « comme un point de rencontre des natures inférieures et supérieures* ». L'Incarnation, dès lors, s'affirme le complément véritable de Dieu : Par elle la créature fut promue «jusqu'à la plus sou-

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