‹ Leibniz et lorganisation religieuse de la terreChapitre 70 sur 305 · F. de Careil, éd. cit., t. VII, p · texte numérisé non relu

F. de Careil, éd. cit., t. VII, p

3. Id., t. VII, |j. 442 : Projet de lettre de Leibniz à Le Fort Le Jeune, août 1697,

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et par suite entre tel et tel peuple, on découvrira en même temps les raisons de fondre ces peuples en une nation. Bien plus, on se rendra compte des éléments forts et des éléments faibles; ici, du progrès rapide, et là, de révolution lente. Actuellement la discontinuité dés langues est surprenante. Pourquoi ces différences profondes entre les langues des peuples voisins ^ ? L'étude approfondie de toutes les langues continentales nous éclairera sans doute. 11 faut que la divergence soit récente, et que des mouvements de peuples ignorés aient bouleversé l'antique continuité. Mais comment préciser le détail de ces migrations, trop lointaines pour qu'on en ait des témoignages ? Comment connaître la préhistoire ? Encore une fois, Leibniz fut ici prophète de nos méthodes modernes, et vit que par l'étude du présent linguistique on entendrait à la fois le passé et le présent immédiat. L'action se trouve ainsi corrélative à la science. Voilà pourquoi, sans doute, il veut que l'on décrive de préférence des langues peu connues, telles que celles des Samoyèdes et des Sibériens ■. On dira que c'était souci d'érudit : Pourtant, comment agir sur un pays tel que la Russie, sans cette enquête linguistique ? Xe possède-t-on pas ainsi le plus sûr indice des inégalités de civilisation? Il faut là, comme partout, procéder avec méthode. Prenons des points-type : Arkhangel pour les Samoyèdes, Tobolsk pour les Sibériens, Cazan pour les Calmouks, Astrakan, Nipschou et Azof pour les pays voisins de la Perse, de la Chine et de la Turquie ^ Ces choix ne sont

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