‹ Leibniz HistorienChapitre 137 sur 854 · LA · texte numérisé non relu

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Dès lors, Leibniz semble avoir complètement abandonné l’idée d’écrire l’histoire contemporaine du Brunswick (1); il ne touchera plus guère à l’histoire moderne et contemporaine que dans ses recueils de documents et ses opuscules politiques : il est devenu pour le reste de sa vie un médiéviste.

Tout en s’occupant du moyen-âge, Leibniz ne s’interdisait pas les digressions historiques et juridiques : il publia en 1691-1692, quelques pièces sur l'Empereur Frédéric ITT, sur les droits du Lauenbourg et sur la bannière. du Würtemberg.

Depuis longtemps, il soupçonnait l'existence d’un Empereur non couronné de la maison de Brunswick, Frédéric IL, inconnu des historiens (2), sans en avoir pu trouver de preuves décisives. En avril 1691, il reçut une chronique de Cologne très rare, imprimée à Mayence en 1492, relatant l’élection de Frédéric de Brunswick le 7 septembre 1400 (3), après la déposition de Wenceslas de Luxembourg et avant le règne de Robert de Bavière. Leibniz avait déjà discuté là-dessus avec son correspondant Daniel Larroque, qui avait repris Varillas sur la suite des Empereurs, mais n’admettait pas Frédéric III (4); il lui envoya un mémoire (5) où il donnait des textes décisifs en faveur de l'Empereur Frédéric, expliquait le silence des auteurs qui n’en parlent

1. À propos du 9€ électorat, il disait à Antoine-Ulrich : « dass ich mit meiner Histori weit von diesen letsten Dingen, als noli me tangere bleiben würde.… Sonst sagten sie, ob ich gleich meine Histori so weit nichts prosequiren wolle, s0 wüärden sie doch... noch einige memoiren aufsezen ». Kzopp, t. VI, p. 355. Cf. «Je ne scay si on verra l'Histoire du temps de ma façon; je n’ay travaillé jusqu’icy qu’à l’ancienne Histoire de Bronsvic.... Je seray trop heureux sy ma santé que je voy diminuer me fournit de quoy achever tout ce que j’ay projetté pour l’Histoire passée de la Sme Maison. » Lettre à Grote, 2/12 mai 1693. In., p. 441-2.

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