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Lettres du 20 février 1695 citées plus loin, chap. V

5. «Pour mieux ecrire l’Histoire de Bronsvic, on a trouvé convenable de former des Annales composées de passages extraits des anciens Auteurs et de Diplomes rangés selon l’ordre des années. Le corps de ces Annales est dressé depuis Ludolphe premier Prince connu de Bronsvic jusqu'a l'avènement d'Otton 1V à l’Empire. Epoque tres glorieuse a la Maison. On a surmonté quantité de difficultés Chronologiques et autres. Et on a maintenant une Base ou Fondement pour bastir la dessus; ou l’on insere le reste des recueils, chaque chose enson lieu. Mais comme il s'agit d’en tirer bien tost la quintessence dans un ouvrage suivi, et dont la Lecture puisse convenir a tout le monde: Et que cela demande de nouveau un grand attachement, aux despens meme de la santé, D’autant plus qu’on ne sauroit gueres y estre assisté il semble qu’il est temps de penser en quelque façon à sa propre seureté, et d'obtenir ou stipuler au moins quelques avantages raisonnables, puisque avec l’age on peut tomber dans un estat, ou au lieu de pouvoir continuer des travaux de cette sorte, on soit obligé de penser à jouir de ceux qu’on a faits. » Ms. XXIII. VZI, fol. 33, s.d. n. a.

Cette requête, évidemment dressée à l'électeur, paraît être de la fin de 1698. D'une part, en effet, les réclamations qu'y fait Leibniz ressemblent singulièrement à celles qu’il faisait en 1691 et 1692 (v. plus haut, p. 444); de l’autre, à la fin de 1693 il en était dans son histoire à Henri-le Lion (v. note suivante). On peut donc croire que ce passage est antérieur aux règlements d’Engessen de 1696 (v. plus bas, chap. V). Ainsi, Leibniz paraît avoir rédigé des annales de lhistoire de Brunswick peu après son retour d’Italie; c’est elles sans doute qu'il fit amplifier par Feller pour l’époque dés Empereurs souabes (v. plus loin, wuême chap.) ; mais elles ne se confondent pas avec elles: iln’y est question quedu Brunswick et non de l’Allemagne. C’est d’elles sans doute que dit Eckhart : « Constituerat ille filum Historiæ hujus, ab ultima antiquitate, usque ad erec-

effet, avoir été achevé vers la fin de 1695 (1); mais, deux ans après, Leibniz déclarait qu'il lui fallait encore faire pour l’histoire de Brunswick bien des recherches dans les documents inédits (2) et qu'il devait la terminer sous peine de voir le fruit de ses travaux anéanti(3).C’étaient ses recherches historiques qui étaient les plus absorbantes et il avait déjà réclamé inutilement à l’électeur de lui accorder un aide pour faire des copies et des extraits (4).

Leibniz s’oceupait spécialement de la généalogie des Azons. Il continuait, sur ce sujet, sa correspondance avec d’'Hozier (5); celui-ci lui ayant donné des renseignements sur le fils du premier Azon (6), Leibniz lui demanda des éclaireissements sur les marquis d'Italie et le pria de rechercher si ceux d’Este sortaient des Malespines st étaient parents de la comtesse Mathilde (7). D’'Hozier lui envoya un diplôme montrant que le marquisat de Trévise était le même que celui de Vérone (8). Ces renseignements ne méritaient guère que d’Hozier se plaignit du peu de «reconnaissance» dela cour de Hanovre, quand il ne se vit pas récompensé (9): cependant Leibniz, qui s'était adressé à lui de son « propre mouvement, sans aucun ordre supé-

tionem Brunsvico-Luneburgensium in Ducatum procedere. » Coll. Etym., t. I, p. 59. — Dès le 1er octobre 1690, Gehr. Meier (corr., fol. 1-2) demandait des nouvelles de ses « Annales » de Brunswick à Leibniz, qui ne paraît pas lui avoir répondu là-dessus.

4. « Mr. de Bernstorff m'a ordonné de vous faire ses complimens etde vous témoigner sa joye, qu'il apprend que l'Histoire de la Se Maison est achevée jusques au temps d’Henry-le-Lion.» Lettre de Ch. Schrader, du 10 janvier 169% er par BoDEMANN, p. 265, n° 829.

2. « Varia ex archivis eruo, antiquas Chartas inpicio, manuscripta inedita conquiro. Ex his lucem dare conor historiæ Brunsvicenst.» Lettre à Placcius, 5 septembre 1695. Sylloge, t. III, p. 131 (Durens, t. VI, p. 59; Gr. PPRE, t. IV, p. 413, note.)

3 « In qua multa a me sunt eruta, sine me fortasse peritura. » Lettre à Th. Smith, 5. d., 20/30 décembre 1695). BoDEMANN, p. 284, n° 672.

4. Lettres. d. n. a. (début de 1695, à Ernest-Auguste, corr., fol. 51).

5. Lettre à d’'Hozier, s. d. (début de 1693). Ms. X XIII 181, n° 54.

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