‹ Leibniz HistorienChapitre 239 sur 854 · In · texte numérisé non relu

In

la suite. Un an après la publication de la Mantissa, il reçut de Berlin cinq diplômes de 949 à 1179 concernant Brandebourg, donnés par les Empereurs Henri IT, Henri IV et Frédéric Ier (1); plus tard, le voyageur français la Loubère | lui envoya « deux tomes en allemand manuscrits de tous les traités des Suisses entr’eux et avec tous les Princes étrangers » de 1498 à 1675 qu’il avait réunis lui-même comme secrétaire de l'ambassadeur de France à Berne (2). Leibniz avait, de plus, un journal français des voyages de Charles- Quint (3), qu’il avait déjà projeté de donner aux libraires de Hollande en même temps que Îles traités conclus entre la France et la Porte (4) et qu'il comptait publier plus tard (5).

Ni ce journal, ni les traités précédents ne devaient voir le jour, faute de temps (6); quant aux diplômes et autres actes qu'il possédait, Leibniz ne publia que ceux qui intéressaient strictement l’histoire de Brunswick, dans un nouveau recueil qui, par la nature des pièces, tient le milieu entre les Codex diplomaticus et les Accessiones, tout en ayant un objet plus spécial, les Scriptores Brunsvicenses qui devaient préparer le grand ouvrage historique de Leibniz, les Annales Imperii Brunsvicenses.

1. Avec la lettre de des Vigroles (corr., fol. 36-42) du 17 août 1701. Cf. BODEMANN, p. 352, n° 956.

2. Lettre de la Loubère (corr., fol. 89-41) du 31 août 1702. ID., p.127, n° 519. Leibniz, qui l’en remercie (corr., fol. 42) le 6 novembre 1705, les reçut évidemment assez tard.

3. Lettre à Nicaise, 24 septembre 1695. GEHR., Phil, t. IT, p. 554. C’est le Journal des voyages de Charles-Quint, par Jean deVanderesse, éd. par GAGHARD, 1874. Virg. Rosspr, Histoire de la littérature française hors de France. Paris, 2264041897 4p. 180.

&. V. pl. haut, p. 196, n. 5.

5. Lettres au P.des Bosses, 17 août 1707. GEHR., Phil, t. Il, P. 340 (Durens, t.- VI, p. 179) : à Pierre Humbert, 1707. Foucner Dr CAREIL, Nouv. lettres, p.

6. « J’ay receu encor grande quantité de beaux matériaux pour enrichir mon Codex Diplomaticus, mais il me manque le loisir de travailler à l'édition de tant de volumes, de pieces non imprimées pour la plupart que je pourrais donner au public. Car des editions de cette sorte de choses demandent de l'exactitude, mais je tiens mon temps trop pretieux Pour continuer à y travailler. » Lettre à Bayle,s. d. (fin 1702). Geur., Phil. t. III, p 69 note.

3 LU ae LP. 6

Page 1