Sur ces circonstances, v. BaruzI, p.17 ss
7. «Factus est mihi nuper aditus ad commercium litterarium cum Bibliothecario Regis Christianissimi Mr. Carcavi. » Lettre à Spizel, 7 avril 1671. Durans, t. V, p. 352. Cf. lettre à Jean- Frédéric, s. d. (Septembre 1671). KLopp, t. Il, p. 9et t. III. P. 263. BODEMANN, p. 33, n° 143.
8. Lettre de celui-ci, 7 novembre 1672. KLopp, t. Il, p. 141.
9. Il y vit « des cartes particulières, faites à la main de toutes les provinces de la France et leurs parties ». Lettre à Fontenelle, 12 juillet 1702. FEDER, Commercit epistolici Leibnitiani… selecta Spectmina. Hanovre, 1805, p. 482 (Foucner De CAREIL, Lettres, p. 209).
ce qu'il était gardien des médailles de la bibliothèque du roi pour y examiner des pièces anciennes, rares et curieuses (2). Il connut également Melchisédech Thévenot, futur successeur de Carcavy à la bibliothèque royale (2), grand voyageur, érudit remarquable, qui s’entretint avec lui d'histoire (3) et Clément, qui devait succéder lui-même à Thévenot disgracié (4). Leibniz se mit encore en rapport avec différents historiens. Dès son arrivée à Paris, le baron de Boinebourg l'avait chaudement recommandé(s) à Henri Justel, conseiller et secrétaire du roi, qui possédait une belle bibliothèque avec de nombreux manuscrits qu’il prêtait volontiers (6) et était, comme son père (7), un canoniste et un médiéviste remarquable: il avait rassemblé une Bibliotheca Juris canonici veteris (1661) en deux volumes in folio (8) et s’occupait de réunir
1. « Feu M. Carcavi me montra un jour une médaille, où il y avait, si je ne me trompe, KPHTEC AOPAOI, et personne ne savoit ce que cela vouloit dire. 11 me semble qu’elle était dans le Cabinet du Roi, dont il avait la garde aussi bien que de Ia bibliothèque de Sa Majesté. » Lettre à Bignon, 4 mai 1710. Ip., p. 248-9.
2. E. Gicas, Lettw des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Copenhague et Paris, 1892-93, t. II, p. 341, note 83. Cf. BODEMANN, p. 334, n° 921.
3. Carcavy Jui donna avant 1675 un exemplaire des ‘Annales mexicaines qu'il venait d'éditer. Lettre à Tentzel (corr., fol. 49), s. d. (réponse à celle du 26 octobre 1693). è
4. « M. Thevenot n’est plus à la bibliothèque du Roy..…., M. Clément qui est encore de vos amis est maintenant en sa.place. » Lettre de Foucher, août 1692. GEHR., Phul., t. I, p. 407.
5. « Vous ne serez pas fasché, Mr, que je vous procure la connaissance de Monsieur Guillaume qui arrive de Mayence. Pour peu que vous ayez de conversation avec luy, vous le trouverez très habile et très profond en toutes connaissances sans en excepter aucunes. Et je puis même vous dire que c’est un prodige qu’il en sache autant à un âge si peu avancé: mais c’est ce que Mr. le Baron de Boinebourg nous en à mandé et que j’ay reconnu estre vray. Vous le reconnoistrez encore mieux que moy. » Lettre anonyme au conseiller Justel, avril 1672. KLopp, t. II, p. 133.— Jusrez fut en relations avec Spanheim. Chapelain à Spanheim, 21 juin 1671. Correspondance de Chapelain (Soc. de l’hist. de France) édit. par Tamizey de Larroque, 1880-83, t. II, p. 741.
.. 6. Haac, La France protestante, art. Jusrez, t. VI, p.115. Cf. Savous, Histoire de la littérature française à l'étranger depuis le commencement du xvire siècle. Paris, 1853, t. II, p. 248.
7. Christophe Juste], l’« homme de son temps qui savait le mieux l’histoire du moyen âge », était l’auteur de l'Histoire généalogique de la maison d’Auvergne et de différents ouvrages d’histoire ecclésiastique. HAAG, Z. c., d’après Ellies du Pin. :