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NS ? à! nl AN LI APE ESSAI SUR L'ACTIVITÉ ET LA MÉTHODE HISTORIQUES DE LEIBNIZ 249
l’année 1705, où Eckhart trouvait à Brême un manuscrit de Martinus Polonus mentionnant la Papesse (1) et un peu antérieure à l’année 1709, où Leibniz faisait recopier la dissertation (2). Il songeait à la faire éditer à Liège (3), après l’avoir soumise aux observations d’un habile chronologiste (4) : il demanda l'avis de Greiffencranz qui, d’après Conring, y voyait également une fable (5). Plus tard, 1l semblait vouloir la faire paraître avec le carmen pontificale de Flodoard, publié incomplètement par Mabillon et dont il demandait le manuscrit (6). Les lores sparst in tumulum Johannæ papissæ, écloses à propos des Carolingiens (7), ne devaient être publiées que cinquante ans plus tard, par Scheidt (8). C’est un résumé chronologique des faits allant de 852 à 901 avec une discussion approfondie appuyée sur tous les témoignages contemporains et postérieurs.
Ainsi, en écrivant les Annales même, Leibniz s’arrêtait en chemin à des œuvres de circonstance. Il avait fait de même pour l’histoire de Brunswick proprement dite, en composant le recueil de ses historiens. Il s’en occupa dès
xecherche ». Lettre à Bignon, 13 février 1712. Fepgr, p. 264, — Sur la bibliographie de la question, v. « Leçons diverses de Pierre Messie, Histoire de la pretendue Papesse Jeanne ». D’ArricNy, Nouv. Mém., , 1, p. 415-438,
1. Letre du 3 août 1705 citée pl. haut, p. 227, n. 9. — Le 18 janvier 1710, le P. des Bosses parlait à Leibniz d’un manuscrit de Martinus Polonus où il n’en était pas question. GEunr., Phil., t. Il, p. 597-8. Leibniz croyait que Je passage était interpolé : lettre au P. Lelong (corr., fol. 82-87), 29 novembre 1712. En réponse à cette lettre, Lelong (corr., fol. 88-89) lui fit envoyer, le 14 mars 1713, un mémoire du P. Echard, jacobin,prouvant que « Ja papesse Jeanne n’a point de lieu dans la chronique de Polonus ».
2. « Nuper curavi in mundum redigi dissertationem olim a me Conscriptam, cum res sæculi noni examinarem, et in Chronologicis disquisitionibus versarer,» Lettre au P. des Bosses, 30 avril 1709. Cenn., p. 369 (Durens, t. I, p. 284),