Wibp, art. cité, p. 221; BARUZI, p
2. FLoquer, p. 73-4; surtout A. RéBELLIAU, Bossuct, historien du protestantisme. Thèse, Paris, 1reet 8e édition, 1892 et 1998, p. 1409-19, Leibniz avait entrevu (v. BaRUzI, p. 218) GérarD pe Corpemow, dont il citera sou— vent lHisioire de France depuis les Gaulois jusqu’en 937, publiée de 1685 à1689. Ann. Imp. 876, $ 23 et 976,$ 8, t. I, p. 751 et t. III, p. 372 où il qualifie Cor- “demoy de «historiæ Gallicæ non spernendus autor ». Il connaîtra plus tard Herbelot. V. lettres à Magliabechi. Durens, t. V, p. 105-8 et 115; Charles Buzreau, doyen des secrétaires du roi (1628-1740), auteur des Annales Franci ex Gregorio Turonensi ab anno 458 ad annum 591 et d’un Traité sur la preseance des rois de France et des rois d’Espagne (Grcas, t. IT, p. 348, n. 143). Lettre de Foucher, 15 juillet 4693. Genr., Phil, t. I, p. 419 (Foucuer Dx CAREIL, Lettres, p. 118).
3. BODEMANN,p.339, n° 932; lettre de Thoynard (corr., fol.1-2), 20 juin 1674.
4. En décembre 1678, Leibniz écrit à Gallois à propos du Breviartum chronologicum. « C'est .un recueil de Tables mathematiques qui sont les plus necessaires pour la Geometrie pratique, l'Astronomie, la Geographie, la Chrono- Jogie, etc. »GEnr., Math., t. I, p. 188.
5. Dans sa lettre du 9 décembre 1678, Leibniz lui rappelle un ‘de leurs “entretiens. F. CHAMBON, Leibniz. Lettres inédites (4674-1711). Paris 4903, p. 3.
6. Ann. Imp. 4002, $ 10, t. III, p.800. « Rarissimi sunt defensores, quos inter eminet vir egregius, nobis olim amicus, Antonius Arnaldus. Causam quidem defendendi, quam habuit non laudo, neque œuam ïülle venditat, perpetuitatem doctrinæ agnosco. » 11 s’agit du livre De la perpétuite de la foi 1664 et 167%. V. plus loin, p. 60, n.1, lepassage du 14 juillet 1686 concernant Henri-le-Saint. — Sur ses relations avec Arnauld, v. Sarnre-Beuve, Austotre -de Port-Royal, 3° éd., 1867, t. V, p. 443-4; cf. BARUZI, p 2167.
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inédits (1). Il alla principalement à la bibliothèque du roi pour consulter les manuscrits. Il y vit des mémoires de tous les règnes, de François Ier à Louis XIII, les instructions et les relations d’ambassadeurs (2), y copia sans doute les vingt-deux ordonnances de Louis XIII publiées en 1636 (3) et tout ce qui concernait l’église gallicane de saint Louis à Louis XIII, surtout les pragmatiques, les concordats et les débats sur le concile de Trente (4), y parcourut denombreux volumes concernant la rivalité de la maison d’Autriche avec la France, les affaires d’Espagne, d’Italie, d'Angleterre, de Belgique et de Lorraine (5), y étudia les mémoires inédits des
1. « Etant venu en France l’an 1672, jeune garçon, j'apportai de nos Universités de toutes autres connaissances, que celles de la profonde Géométrie. Le Droit et l'Histoire étaient mon fait... A Paris 16 me fourrais dans les granies Bibliothèques; et je cherchais des Pièces rares, surtout en Histoire. » Lettre à la comtesse de Kilmansegg, 13 avril 1716. Durens, t. III, p. 456.
2. « Die Kônigliche Bibliothec hat über 35.000 gedruckte bände, und auch die 10.000 Mscripta. Unter den Msptis habe ich gesehen die Memoiren der Regierung aller Kônige, von Francisco 1 bis Ludovicum XIII inclusive, alda sogar alle instructiones und relationes der Ambassaden sich finden, were eine gute materie eine wahrhafte historie zu schreiben, und wundert mich, dass solche dinge diesem Orth vertraut worden. » Lettre à Jean-Frédéric S. d. (1672-73). Kzopr, t. III, p. 6. Cf. Baruzi, p. 107, n. 1.
3. Elles avaient été données « quand le Cardinal Infant entra tout d’un coup en Picardie et porta la terreur jusques à Paris», c’est-à-dire « dans un pressant besoin pour mettre promptement du monde sur pied. J’ay rapporté avec mvy ces pièces et quantité d’autres en revenant de France, ayant toujours esté curieux d’amasser dans mes voyages ce qui pourroit servir dans les rencontres, surtout en matiere d’estat et de droit.» Lettres au landgrave Ernest, 4 août 1683. Rome, t. I, P. 357; à un ministre de Léopold Ier. S. d. (octobre 1688). KLopp, t. V, p. 410 (Foucner DE CargiL, p. 204). Cf.lettre s. a. n. d. (au comte de Strattman, fin 1688).1n., t. VI, p. 18. V. le texte Ib SV, pr501 10 (Foucer, p. 204 ss.).
4. Il copia notamment « plusieurs memoires imprimés, touchant le Clergé de France, les Synodes des Eglises de France et les Assemblées des Etats du roi, un volume de ce qui s’est passé à la reunion de Henri IV avec l'Eglise romaine... la copie que j’en ay vient de France. » Lettre à Basnage,s. d. (fin 1693). Genr., Phil, t. III, P. 104 (FeDen, p. 74-75). « J'ai vû des objections d’un Auteur Catholique Romain, contre la Reception du Concile de Trente, faites pendant la seance des Etats, l’an 1615. — J’ai lû ce que les Deputés du Tiers-Etat ont opiné entr’eux sur l’article du Concile. » Réponse au mémoire de M. Pirot s. d. (1693). Durens, t. I, p. 557 (cf. p. 565). Peut-être s’occupa-t-il encore à Paris d’histoire ecclésiastique. V. plus loin le passage cité p. 507, n. 1 (pour la date, v. p. 471, n. 1).
5. « In itineribus meis rarissima Manuscripta ad statum publicum pertinentia deprehendi, quorum pars aliqua ex scriptis ministris Gallici venit,
relations de la France avec la Porteet en résuma quelquesuns (1). Cependant il ne se bornait pas aux manuscrits modernes : il semble avoir vu des manuscrits grecs de mathématiques (2), des manuscrits hébreux (3) et même des manuscrits arabes (4).
Leibniz était chargé par le baron de Boinebourg d’acheter des livres à Paris (5): vers la fin de son séjour en France, il offrait à différentes personnes d'Allemagne de leur rapporter des ouvrages imprimés rares et curieux qu'il pouvait aisément se procurer soit sur les sciences, soit sur l’histoire et la géographie et surtout l’histoire contemporaine (6). Il est probable que Leibniz, qui à Paris voyait
ubi præter multa volumina ad controversias Domus Austriacæ cum Gallis, res Hispanicas, [talicas, Anglicas, Belgicas spectantia, et cum pluribus Legatorum Memoriis, instructionibus, tractatibus habentur sedecim volumina rerum Lotharingicarum ex Nancejano Archivo descripta, cum id jussu Richelii expilaretur. » Lettre au comte de Strattmann citée.
1. I analysa deux volumes intitulés : « Recueil des traités et négociations entre les Grands Seigneurs et les Rois de France ou quelques autres potentats depuis le Roy François l’an 1527 jusqu’à Louis XIII » et il se servit des manuscrits contenant « les depesches des Ambassadeurs et negociations de P'Evesque d’Acs de la maison de Noailles, du “ieur de Petremol, du Sieur de Marcheville et de plusieurs autres envoyés à la Portc. » Lettre au comte de Windischgraetz, 1688. In. t. V, p. 49%. CE lettre au même, septembre 1691. Ip., t. VI, p. 27 et lettre à Basnage citée plus haut, p. 22, n. 4.
2. « On trouve dans les bibliothèques de Paris plusieurs traités grecs de mathématiques que les Pibliothécaires n’entendent point. » Leibnitiana, ScLzxxrti. FELLER, p. 223 (Durews. t. NASp: 3297:
3. « Mspta Regiæ Hebraica» Agenda betreffend Herrn von Schônborn. KroPP st lp. 148
#. Wansleben vint à Paris, « d’où M. Colbert le fit aller dereche! en Egypte, et il envoya plusieurs Manuscrits arabes, car j’estois à Paris quand ils arriverent. » Lettre au landgrave Ernest, fin décembre 1691. Romvez, t. I], p.364.
5. Lettre de Boinebourg, 30 avril 4672. KLopp, t. II, p. 126.
6. C'était des « curiositez de cabinets ordinaires, ou quelques livres, Manuscrits où imprimez rares et excellents, ou autres choses singulieres. Car en ces matieres j’ay d'aussi belles occasions que qui que ce soit en France » Lettre à Jean-Frédéric, 21 janvier 4675. KLiopp, t. III, p. 276. « Je rencontre une infinité de livres françois curieux tant pour les arts et les sciences que pour les affaires d’estat dont la pluspart m'ont esté inconnus et ne se trouvent peut estre que rarement hors du pays. £i l’on m’en donne commission, j'en feray une bonne provision. » La plupart des bibliothèsues réputées curieuses sont mal composées. « Si j’en devois tasser une à ma phantaisie, je n'y laisserois entrer principalement que deux sortes de livres, dont la premiere seroit de ceux qui contiennent des inventions, demonstrations, experiences, et l’autre de ceux qui nous rapportent des mesmoires d’estat, des historres, surtout de notre temps, et des descriptions de pays. Une bibliotheque de cette nature
les manuscrits de Descartes chez Clerselier (4) et ceux de Pascal chez son oncle Périer (2), profita des facilités qu’il trouvait pour se procurer des livres et des documents: ül était trop pratique pour négliger, par exemple, l’occasion de visiter la bibliothèque du collège des Jésuites, que lui offrait le P. Gamans : peut-être a-t-il fait pour Iui des recherches sur le moyen-âge allemand (3).
Cependant, à Paris, Leibniz s’intéressait surtout à l’histoire moderne et contemporaine : c’est à peu près la seule dont nous trouvions la trace dans ses opuscules politiques. Quand le duc de Mecklembourg, Christian-Louis, nouvellement converti au catholicisme, se repentant de s'être remarié, voulut revenir à sa première femme avec laquelle il avait divorcé sous prétexte de parenté, Leibniz écrivit un traité pour prouver la validité du premier mariage (4) ; il s’efforça de prouver par le droit et l’histoire que «les mariages des Protestants d’Allemagne contractés in gradu prohibio sans dispense du Pape sont valides selon l’Église catholique(5) ». Il invoqua le mariage de Catherine de Bourbon avec Henri,duc de Bar, d’après les mémoires de Bassompierre et les lettres du cardinal d’Ossat (6), le divorce de Henri IV avec Marguerite de Valois, d’après de Thou et les mêmes lettres (7), et le mariage de Marguerite de Lorraine avec Gaston
ne couteroit pas beaucoup et seroit curieuse infiniment. J’ay rapporté avec moy pour 40 écus la fleur des livres d'Angleterre, eu égard aux bornes que je m'avois prescrites et à la portée de ma bourse. » Lettre à Habbeus de Lichtenstein, s. d. (avril 1673). In., p. 229.
4 GEHR., Phi. \t. IV, p-2266. Cf Ur. BouiLLier, Hist. de la philosophie cartéstenne, 3° édition, Paris, 1868, €. II, p. 410.
2. Lettres à Périer, 80 août 1675. Grur., Briefsw., p. 133-4; à Placcius, 27 novembre 1686, Durens, t. VI, p. 84, et à Rémond de Montmaur, 14 mars 1946. Des Marseaux,t. II, p. 126 (Durens, t. Ven :"12)