‹ Leibniz HistorienChapitre 336 sur 854 · Lettre à Bernstorff, 5 novembre 1715. D&BNER, p · texte numérisé non relu

Lettre à Bernstorff, 5 novembre 1715. D&BNER, p

5. Lettre de Rühlmann (corr., fol. 5-6), 28 octobre 1712, où on lit : « Ego tamen simul pergam, argumenta TVORUM Annalium prætexere quo magis hinc ipse laborem approbasti. »

6. Lettres d'Eckhart (corr., fol. 5379-80 et 586-7), 6 février et 28 mars 1713.

7. « Jussisti videlicet.. statim atque me huc ire volebas, ut summaria annorum conficerem, et quid ex recentioribus, si quid essent, auctoribus desumi posset, annotarem. » Lettre de Rühlmann (corr., fol. 7-8), 14 avril 1713.

8. En recherchant les sources de différents ouvrages, il avait rectifié les Annales de Prüm de Reginon (1x° et xe siècles) d’après un manuscrit de saint Godehard d’Hildesheim: il aurait voulu en faire autant pour la chronique de

Leibniz, prétendant ne pas savoir ce que Rülhmann avait fait au juste et alléguant qu'Eckhart avait dû lui payer son traitement, ne lui fit que de vagues promesses (1); il n’était, d’ailleurs, pas remboursé par la cour des avances qu'il lui avait faites (2). Aussi Rühlmann, én train de mal tourner (3), désespéré d'apprendre que son maitre restait à Vienne et averti que le comte de Schwarzhurg avait besoin d’un historiographe, quitta le Hanovre vers la fin de 1713 et entra au service du comte (4).

Cependant, même après l’arrivée de Rühlmann, Eckhart avait continué à s'occuper un peu des Annales; mais il était tombé malade et avait dû arrêter sa Collaboration (5). Après avoir travaillé avec Rühlmann à Helmstædt (6), il revint à Hanovre en 1712 (7), peut-être à la suite de la nomination de Meibom comme professeur ordinaire d’histoire (8), s’y occupa des Annales et continua dès lors à y travailler (9). Il y recut bientôt le titre d’historiographe de Brunswick (10), tout en restant subordonné à Leibniz, puis celui de bibliothécaire dans les mêmes conditions (11).

Henri de Herford, s’il avait pu obtenir le manuscrit de Meibom. /bidem et lettre du même (corr., fol. 7-8), 14 avril 1713. CI. BODEMANN, P. 246, n° 790. 1. Lettre au même (corr., fol. 10), 1er novembre 1748: 2. Lettre à Bernstorft du 5 novembre 1715 citée plus haut p'297;n%

estoit devenu buveur et paresseux, il auroit pu devenir quelque chose. » Lettre au même, s. d. (début de Septembre 1715), DŒBNER, p. 129.

4. I s’y maria et eut unfils auquel il donna les prénoms de Leibniz; celui-ci lui envoya, comme cadeau de baptême, deux médailles historiques frappées à Hanovre. Lettre de Rühlmann (corr., fol. 11-192), 14 juin 1716 et réponse

5. « Le travail aussi s’estoit un peu arresté à Hanover, par la maladie de M. Eccard, qui pour cela a dû rester à Helmstät. » Lettre À Bernstorff, 27 décembre 1712. KLopp,t.IX, P. 376 (Dœsxer, p. 58)

8. Lettre d’Eckhart (corr., fol. 586-7), 28 mars 1713. 9. Lettres de Rühlmann du 44 avril 1713 citée plus haut, p. 297, n. 7

d’Eckhart datée de Hanovre s. d. (24 juin) et à Bernstorff, 4 juillet 1714. D&œBNER, p. 189 et 188. l

10.Le 2 septembre 1713, il demandait à Bernstorff la charge d’historiographe et de bibliothécaire: il reçut la première le 25 août 1714. Z. d. h. V. f. N., 1890,

11. Rescrit du 4/15 mars-1745. DŒBNer, p. 104. Cf. : « M. Eccard est devenu

Dès lors, Eckhart aida régulièrement Leibniz qui, reconnaissant ses qualités, l’employait surtout à dresser des généalogies (1), mais ne se sentait pas aidé comme il aurait voulu dans les parties essentielles de l'ouvrage (2). Sans doute, Leibniz n'avait pas été étranger à la nomination d'Eckhart comme historiographe et bibliothécaire (3): il proposa à Bernstorff de lui faire espérer le titre de conseiller aussitôt l'achèvement des Annales, « afinqu’il m’assiste plus assidûment », écrivait-il (4). Le vil personnage récompensa son ancien maitre en l’espionnant et en le dénonçant à la cour (5), comme avait fait Feller et, grâce à ces menées, réussit à se faire promettre la continuation de l’ouvrage de Leibniz de 1024 à 1235 (6), c’est-à-dire de la date où s’arrêtait Leibniz jusqu’à l'érection du duché de Brunswick (7).

Professeur à Helmstadt, et maintenant on Pa fait venir ici à titre d’Historiographe pour m'aider ». CamPort, p. 241 (Durens, t. IV, part. 2, p. 108).

1. « Comme j’ay besoin de léclaircissement de quantité de genealogies de grandes familles qui entrent dans cette histoire. j’ay crû que je ne pouvois mieux employer M. Eccard, que de l’y faire donner ces soins. Cela reussit assez bien. Il vient maintenant chez moy la plus part des jours deux fois, et comme il travaille sous mes yeux, je l'assiste dans les endroits difficiles et je luy fournis mes collections. Le succès l'y fait prendre goust, on deterre bien des choses vulgairement inconnues dont l’intelligence est nécessaire pour une bonne histoire. » Lettre à Bernstorff du 15 mars 1715. DœBner, p. 109. Dans les AA. EF: d'août 1717, p. 364 (Mure, t. VII, p. 194; Durens, t. IV, part.2, p.79), on lit : «Deductiones chronologicæ omnes præter majores Azonis Marchionis, debentur studio Eccardi ». Il semble qu’on doit lire genealogicæ au lieu du mot souligné. Dans le cas contraire, il s’agirait de la chronologie établie précédemment par Eckhart. V. plus haut, p. 187-188 et 227.

2. « Cependant c’est moy qui fait tout et on ne m'aide que mediocrement dans les choses accessoires ». Lettre à Bothmer, 26 octobre 1715: DŒBNER,p. 143. Il s’agit'sans doute du détail : en dehors de la chronologie de la généalogie, œuvre d’Eckhart, Leibniz paraît avoir fait toutes les identifications, les réfutations de légendes, les études critiques de documents et surtout de diplômes.

3. « Sapienter enim Leibnitius Duces... Brunsuici ac Lunebugici suasionibus ac persuasionibus suis eo adduxerat ut Historiographum ipsi constitueret communem ». J.-C. HARENBERG, Anecdota.. de Jo-Ge. Eccardo, p. 154.

À. Lettre à Bernstorff, 23 juillet 1715. DŒBNER, p. 143.

5. Ip., p. 17-18. Lettre d’'Eckhart au même, 13 novembre 1716, où, la velle de la mort de Leibniz, l’ancien secrétaire déclare qu’ « il ne veut plus entendre parler de travail ». Ip., p. 166.

6, Rescrits de George Ier de 10/21 février et 10/21 avril 1716. In., p. 160 et 164.

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