Cf. art. cité, Ann. de l'Est, t. XVIII, p. 448, note
ayant admis cette origine de la maison d’Este, désirait « en avoir l'approbation de quelque excellent genealogiste de France (1) » afin de faire taire les contradicteurs italiens (2) et s’efforçait d'obtenir l’avis de Baluze, Montfaucon et d’Hozier (3), mas n’en eut lui-même plus le temps.
Après les origines de la maison d’Este, la question qui lempêchait de publier son premier volume était peut-être celle des origines de la Saxe. En 1715,il demandait à un Jésuite de Cologne, van den Driesch, des renseignements sur l’histoire de la Westphalie et sur la bibliothèque de Mallinerot (4), qui contenait de nombreux ouvrages historiques. En même temps, il conseillait à Jacques-Charles Spener, fils de son ancien ami,professeur de droit à Halle (5), d'étudier les antiquités de Westphalie ; Spener promit de visiter le monument de Witikind, de contrôler les diplômes de l’abbaye de Werden et de faire des recherches au monastère d’Essen sur Henri de Herford (6). Leibniz lui réclama encore des renseignements sur la collection d’antiquités de Westphalie et du pays de Cologne qu’Ægidius Gellinius avait rassemblée (7). Spener envoya des indications sur une note du cartulaire de l’abbaye de Werden et sur une chronique de Saxe (8). Déjà Leibniz s'était fait promettre ou donner par Behrens d’Hildesheim des détails sur le castrum de Benneburg voisin de cette ville, sur la généalogie de la seconde race des ducs de Brunswick et sur des
1. Lettre à Bernstorff, 11 février et 10 mars 1716. D@BNER, p. 156 et 162.
2. « den Widersprechern das Maul zu stopfen ». Lettre à Bulow, 7 avril 1716. In-1p: 163.