‹ Leibniz HistorienChapitre 339 sur 854 · Lettre à Lelong (corr., fol. 104), 6 juillet · texte numérisé non relu

Lettre à Lelong (corr., fol. 104), 6 juillet

%. Lettres des 2 juin et 7 novembre 1715. Korru., t. IV, p. 136 et 144-5 (Durews, t. V, p. 431 et 435). Déjà, dans la lettre du 30 décembre 1714 citée un peu plus bas, Leibniz avait demandé, probablement sans succès, des détails sur les manuscrits de Schaten, Clappenburg et autres Jésuites concernant la Westphalie.

5. V. sur lui WacuLeR, t. III, p. 278-9, et WeceLe, p. 614, n. 4.

6. Lettre de J.-K. Spener (corr., fol. 3-4), « V. Kal. Sextil. » (28 juillet) 1715. Cf. BoDEMANN, p. 303, n° 881.

7. Lettre au même (corr., fol. 7-8) s. d. (du 28 juillet au 31 août 1715). Cf. BODEMANN, 1bid.

8. Lettre du même (corr., fol. 12-13), 31 août 1715. Cf. BODEMANN, vid.

diplômes de Henri l’Oiseleur (1). Après s'être inutilement adressé à Quedlinbourg pour obtenir des bulles des x° et x1e siècles (2), il se fit envoyer par des Vignolles des diplômes d’Otton Ier et de Henri II (3) et demanda à Pfeffinger des éclaircissements sur la parenté de Hugues le Grand avec Herbert, comte de Vermandois, et Raoul, due de Bourgogne (4); ainsi il s’occupa en Allemagne de généalogies capétiennes quand il ne pouvait le faire en France.

Ce fut surtout à Muratori que Leibniz s’adressa pour faire compléter ou rectifier son premier volume avant de le faire imprimer. Le savant italien soupçonnait qu’'Albert Azon avait un frère du nom de Boniface et Leibniz croyait le fait vraisemblable; d’autre part, celui-ci conjecturait que le comte Boniface,tige de la maison d’Este, d’après Reffuge, était d’origine bavaroise (5). Il avait trouvé dans l’annaliste saxon qu’Azon était d’origine italienne et issu des châteaux d’Este et de Calaone et s’efforçait de montrer comment laVangadizza et peut-être la ville d’Este était passée par mariage de Hugues de Toscane à Azon(6).II admettait aussi d’après Reffuge que les marquis Obert, Hugo et Azolin étaient frères et devaient être les fils de même nom du marquis Obert (7). La généalogie de la maison d’Este était ainsi établie en Italie sans interruption du 1x° au x1 siècle; mais Muratori, d’esprit moins hardi, n’admettait pas la plupart de ces hypothèses de Leibniz (8), quoique celui-ci les entourât de toutes les garanties possibles de vraisemblance.

1. Lettre de Behrens (corr., fol. 318-22, 330-1 et 338-40), 3 janvier, 22 mars et 17 mai 1715.

2. Lettre de Fr.-E. Kettner (corr., fol. 8-9), 1712, qui le renvoie à Rome. . Lettre de des Vignolles (corr., fol. 60), 26 avril 1716. . Lettre à Pfeffinger (corr., fol. 264-5), 20 mai 1715. . V. plus haut, p. 300, n. 7; lettre à Muratori, 4 janvier 4712. Campori, p. 173-5 (Durens, t. IV, part. 2, p. 96). Cf. Ann. Imp. 884, $ 9, t. II, p. 77, et 960, $ 41, t. III, p. 64-65.

6. Zbidem, lettre au même, 7 août 1715. Camponrt, p. 218-9 (Durens, p. 103).

7. V. plus haut, p. 178, n. 5, et lettre au même, 18 février 1712. In., p. 178-9 (Durens, p. 97).

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