‹ Leibniz HistorienChapitre 352 sur 854 · Lettre du même, 3 septembre 1715. [n., p · texte numérisé non relu

Lettre du même, 3 septembre 1715. [n., p

auparavant », c’est-à-dire la partie la plus difficile et la plus originale de louvrage, après laquelle l’histoire se réduirait presque à une compilation de documents déjà connus. Il ajoutait que, des deux discours préliminaires, le premier était terminé, le second préparé, mais qu'il ne voulait le rédiger qu'après avoir terminé les Annales (1). Plus tard, comme on insistait à la cour de Hanovre pour avoir le premier volume, 1l déclarait que ce retard, loin de nuire à son ouvrage, lui avait permis de l’améliorer beaucoup (2).

Cependant le gouvernement était de plus en plus impatient de voir paraître le début de l’ouvrage et paraissait y compter pour le commencement de l’année 1716 (3); Leibniz dut encore expliquer les raisons de son retard, en montrant que le travail auquel il se livrait pour le second tome des Annales lui permettait souvent de compléter le premier (4). Un peu plus tard, il marquait nettement le caractère de ses recherches et de son ouvrage en déclarant

1. Le Protogée « est fait. Le discours sur la migration des peuples reste encor à faire. Cependant, j’en ay les materiaux tout prests, mais je ne voudrois point interrompre à present le cours de mes Annales. Quand ils seront poussés jusqu’à... la fin de Henri dit le Saint, je pourray achever ces preliminaires pendant qu’on ajustera le tout pour l'impression. » Lettre au même, s. d. (début de septembre 4715). In., p. 126-7 et 129-30.

2. « Si je l’avois achevé il y a dix ans (comme j’aurois pu, si j’avois été moins scrupuleux), il auroit fallu le retoucher dans quantité de points importants parce que l'Allemagne, la France, l'Italie ont fourni depuis ce temps là des ouvrages considerables qui m’ont donné de nouvelles lumières. » Lettre à Bothmer s. d. (26 novembre 1715). Ib., p. 148.

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