COUTURAT, Logique, p
2. De dignitate et augmentis scientiarum, L. 1, ch. 11. D’après LatTA, p. 3, c’est par cet ouvrage que Leibniz avait commencé à l’Université l’étude des philosophes modernes. Il fera l’éloge des ouvrages de Bacon dès 1667. Nova meth., pars 1, $ 33. Durens, t. IV, part. 3, p. 177. -
3. Dès 1668, v. plus haut, p. 340, n. 2. De même en 1676. COUTURAT, Opusc., p. 596; vers 1678. GEur., Phul., t. VII, p. 45; vers 1694. Kzopr,t. X,p. 13 (Foucner pe Carægir, Lettres, p. 281); en 1701, v. plus bas p. 361, n. 4.
4. Geur., Phil, t. VII, p. 48. — Dans un mémoire de 1716 Leibniz oppose l’histoire, ou connaissance des morts et de ce qu'ils ont fait pendant leur vie, à la connaissance des vivants, pour laquelle, il faut apprendre le droit naturel et la politique. Guerrier, p. 367-8.
5. « Qui hæc tenet, jam debet porro nosse historiam naturalem Orbis terrarum, id est quæ quibus in locis crescant, quæ ibi hominum natura et populositas. » Leibnitiana, $ xx, p. 149 (Durens, t. VI, p. 297). Cf. : « historia natu-
ralis et artificialis.. dahin kommen : plantæ et animalia Germaniæ und dergleichen, samt art der leute, nahrung, commercien, manufacturen und polizey. » 1709. Foucner De Careiz, t. VII, p. 270.
elle embrasse les trois règnes de la nature (1), sauf l’homme qu’étudie spécialement l’histoire civile ou histoire proprement dite (2). Celle-c1 comprend « l'Histoire universelle des temps, la Geographie des lieux, la recherche des antiquités et des anciens monumens.. la connoissance des langues. l'Histoire litteraire. celle des coustumes et des loix positives et l’histoire des Religions (3). »
Ce n’estlà qu’une énumération partielle, car Leibniz avait déjà distingué dans l’histoire des hommes l'histoire universelle et celle des différents pays, des nations, des Etats et des mœurs (4). La liste la plus complète qu'il en ait dressée comprend l’histoire des lieux ou géographie, l’histoire des temps ou chronologie, l’histoire des hommes ou biographie, l’histoire des familles ou généalogie, l’histoire politique ou des Etats, l’histoire littéraire ou du développement des arts et des sciences, l’histoire ecclésiastique ou des religions, l’histoire des races humaines et l’histoire naturelle ou destrois règnes de la nature: l'ensemble de ces histoires forment l’histoire universelle qui dépend elle-même de lastronomie, où histoire du SYStème entier du monde (5). Telles sont pour Leibniz les prin-
1. Cest en ce sens qu'il écrit au naturaliste Scheuchzer, le 25 juin 1707 : « Historias regionum naturales habemus nullas. » GURRAUER, t. Il, Beël., p.64.
2. Quelquefois, pour des raisons particulières, Leibniz a rattaché celle-ci à des sciences plus vastes : en 1667, dans le passage de la Nova meth., cité plus bas, note 4; en 1668, il unissait à la cosmographie ou étude de l’univers, la géographie, la chronologie, l’histoire civile et universelle. KnopP At en en 1679, il comprenait même toute l’histoire et la géographie civile dans la geopolitica où cosopolitica, v. plus bas, p: 346, n. 4.