‹ Leibniz HistorienChapitre 390 sur 854 · Historia irenica. Id., $ 41, p · texte numérisé non relu

Historia irenica. Id., $ 41, p

7. Mémoire de 1694, $ 18. KLopp, t. X, p. 13 (Foucner De Carnet, t. VII, p- 282).

croyances (1). Il eût voulu voir écrire l’histoire de la théologie naturelle (2); de même, il désirait qu’on s’occupât de l’histoire des mythes de l'antiquité, surtout de ceux qui concernaient les dieux (3).

Nous savons quelle importance Leibniz attachait à lhistoire du droit, droit romain, droit féodal ou droit canon (4); il croyait que ce dernier devait être traité par une méthode différente du droit civil (5) et souhaitait de voir écrire l’histoire des conceptions juridiques plutôt que celle des jurisconsultes (6). Il ne s’intéressait pas moins à l’histoire des mœurs et des coutumes, applaudissait au projet de Justel de faire l’histoire des commodités (7)et admettait «qu’on ecrive même toute l’histoire des costumes et de l’art des tailleurs » depuis les origines jusqu’à l’époque contemporaine, offrant d’y contribuer par des mémoires qu’il possédait (8).

Telles sont les principales divisions de l’histoire d’après les matières qu’elle traite; Leibniz en reconnaissait d’autres d’après la nature des faits qu’elle peut raconter. Il admettait, par exemple, la distinction de l’histoire sacrée et de l’histoire profane (9), l’une se rapportant à Dieu et à la religion et l’autre au monde laïque : c’est en ce sens qu'il réclamait une Germania sacra, analogue à l’Ztalia sacra

4. « Historiam cultuum seu rituum sacrorum ab Historia dogmatum secerni interest. » Lettre à Koch, 22 décembre 1709. GEnr., Phil, t. VIT, p. 479. 2. Même lettre.

8. « Diu optavi exoriri aliquem, qui ex fabulis poetarum Græcorum et Latinorum, imprimis quæ ad Deos pertinent, erueret non tam Philosophiæ ac Theologiæ mysteria, (quamvis neque hæc negligenda sint) quam Historiam mythici temporis, jam Varroni et Censorino pene, ut apparet, desperatam. » EckxarT, Coll. etym., t. I, p. 60 (Durews, t. VI, part. 2, p. 85). Remarques sur la lettre de Pezron de 1699.

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