‹ Leibniz HistorienChapitre 391 sur 854 · Lettre à Blume, citée plus haut, p. 14, n · texte numérisé non relu

Lettre à Blume, citée plus haut, p. 14, n

6. « Plerique qui hactenus de origine Juris Romani veteris scripserunt, historiam tantum Jurisconsultorum, non vero jurisprudentiæ Romanæ veteris exhibuerunt. » Pensées de 1715. DuTEens. t. V, p. 189.

7. Lettre à Conring, s. d. (après le 6 mai 1678). Genr., Phil., t. I, p. 204.

8. Nouv. Ess., 1. IV, ch. xvi, $ 11. Geuxr., Phil., t. V, p. 452 (cité par Cou- TURAT, p. 160, n. 2).

9. Lettre à Huet citée plus loin, même chap.; Discours touchant la methode de

la certitude et l’art d'inventer. GEHR., Phil., t. VII, p. 175.

d'Ughelli (4), et qu'il séparait l’histoire sacrée ou ecclésiastique de l’histoire civile (2). Il distinguait encore l'histoire publique et l'histoire secrète ou anecdotique, dont le type et le nom avaient été donnés par Procope, et il leur reconnaissait des règles différentes, la première ne devant rien dire de faux, la seconde, en outre, ne rien taire de vrai (3); lui-même croyait en avoir donné un spécimen en éditant Burchard (4).

Ainsi Leibniz a envisagé l’histoire à tous les points de vue, de la façon la plus philosophique, la plus compréhensive et la plus positive à la fois. L’a-t-1l toutefois considérée comme une véritable science? It est difficile de le dire. Il l’a constamment fait entrer dans ses projets d’encyclopédie (5), toujours il lui a donné un rôle dans ses plans d’Académies (6); mais 1l en a souvent parlé fort différemment. Tantôt, en effet, il déclare que l’histoire fait, avec ia politique, partie des belles lettres, qu'il distingue des « curiosités » où il range les sciences proprement dites (7); tantôt, au contraire, il la

1. V. plus haut p.283 n. 1. Dans les Desiderata de 1709, on lit, n° 2:«n diesem werck ware aller episcopatuum Germaniæ historia mit diplomatibus auszuführen, welche weit schohuer und wichtiger seyn würde, als die histori der italienischen bischoffe, » Au n° 3, il ajoute qu’on pourrait y joindre ce qui a trait aux abbayes. « Dergleichen etwas Lubinus in Italien vorgehabt. » Foucner DE CaReiL, t. VI1, p. 269. C’est en somme le plan de la Gallia christiana.

2. Cf. plus loin, p. 359, n. 3. « Multa Germaniæ superioris pars meliores Historicos invenit, quàm Bavaria; sive res sacras, sive civiles spectes. Nam Ecclesiarum Bavariæ res egregiè sunt illustratæ.... Sed major multo eorum seges est, qui Æuisioriam Bavariæ civilem memoriæ prodiderunt. » Préface d’Adizreiter, début. Durens, t. IV, part. 2, p. 64-65. À propos du concile de Nicée, il écrit : « Et ubi ignorantia seculum invaserat, nuper nata pro vetustis imponebant, ut, eæ civilt quoque historia seculorum posteriorum constat, » Ann. Imp.'187 $18,t. 1, p. 138.

3. Cod. dipt., préf., $ 2. Durens, t. IV, part. 3, p. 288 (Kzopp, t. VI, p. 459). Cité par WeGzLe, p. 513, n. 2.

4. Préface, début. Dutens, t. IV, part. 2, p. 74. Cf. plus haut, p. 158, n. 1.

5. V. CouruRraT, p. 119 et 157 ss. et surtout le projet de 1716 environ où il est question d’une grande, d’une moyenne et d’une petite encyclopédie : l’histoire figurait dans la dernière. GUERRIER, p. 358.

Page 1