V. plus haut, p. 52, n
en trouvons chez lui le premier exposé systématique (1). Quoi qu’il en soit, s’il n’en a pas créé les principes, Leibniz leur a donné un tel développement et une telle application, qu'ils lui appartiennent autant qu’à aucun de ses prédécesseurs. |
Leibniz croyait à l’unité primitive de la race humaine, qu’auraient transformée les conditions géographiques (2); selon lui, cette unité ne se pouvait mieux établir que par la comparaison des langues (3). Aussi pensait-1l que sur une grande partie de l’ancien continent les .-idiomes actuels renfermaient les restes d’une ancienne langue, très répandue jadis (4), dont ils seraient sortis par des corruptions successives (5), résultant de la formation des races et de leur mélange réciproque.
i. Dans la lettrefà Ludolf, citée plus haut, p. 76, n. 3. : « Certè in linguæ Theotiscæ profundiore cognitione magna latet pars historiæ et velut basis antiquitatum. » Dès sa jeunesse, Leibniz s’occupait de l’origine des langues : lettre à Oldenbourg, 13 /22 juillet 1670. GExr., Briefw., p. 40.