‹ Leibniz HistorienChapitre 45 sur 854 · WEGELE, p · texte numérisé non relu

WEGELE, p

&. P. ex. Entretiens, p. 355. Cf. WeceLe, p. 623, n. 2.

5. Mémoires de l'ambassade du duc d'Angoulême, p. 364; mémoires du président Jeannin, p. 376, etc.

6. « Les Princes de Brunswick sont les chefs de la maison d’Este, dont ceux de Modene, qui sont les plus anciens de tous les Princes d’Italie, sont sortis. » P. 371. Cf. plus bas, p. 46, n. 2.

7. « Optarem e scriptoribus rerum Germanicarum explicari non tantum occasum veterum nominum, sed et originem recentiorum. Constat quam involuta sint tenebris Francici aut Saxonici hominis initia. Cur obsecro sola quæ hodie vocatur Franconia, Francorum vestigia retinuit cum tamen fortasse Franci veteres Franconiam ne viderint quidem, et Westphaliam atque inferiorem Rheni tractum insedisse credantur. Mirari etiam subit quibus

quepréparait Huet, ilexamine le but et l'utilité de l’histoire, le rôle de la critique et des sciences auxiliaires (1). Eisenhart, élève de Conring et professeur de droit à l’Université d'Helmstaedt, lui ayant envoyé une dissertation sur la « fides historica », Leibniz lui répond en lui exposant les principes de la critique du témoignage (2). Déjà, dans divers opuscules écrits au sujet de sa caractéristique universelle, il avait parlé du rôle de l’histoire et formulé une sorte de philosophie de l’histoire toute chrétienne (3).. En religion, comme naguère en politique, Leibniz était devenu à partir de 1678 un « Européen (4) » ; il en fut de même en histoire, où allait le lancer définitivement la mort du duc Jean-Frédéric, survenue le 28 décembre 1679 (5).

Leibniz connaissait depuis dix ans au moins son successeur Ernest-Auguste (6), ancien évêque d’Osnabruck, comte de Diepholz et qui avait l'expectative de la prineipauté de Lunebourg (7). C'était un prince intelligent et ambitieux, d’un caractère plus politique que son prédécesseur (8) : il était moins curieux de sciences (9), mais

machinis Suevorum gens ab Albi translata sit ad Danubium. Quando ex Noricis Bavari facti sunt aut Bojari, ex Pannonibus Austrii, non minus obscurum est. » Lettre à Conring. s. d. (réponse à-celle du 8 mai 1678). GEBR., Phil.,t. 1,1p- 204:

1. Lettres du 18 octobre 1678 citée et de 1679. Dutens, t. V, p. 457—61. V. surtout plus bas, p. 508.

2. Lettre à Eisenhart (corr., fol. 11-12), antérieure à la réponse du 9 mars 1679. V. plus bas, p. 620, n. 1.

3. Sur le nova ars sciendi. Geur., Phil., t. NII, p. 4139-55. V. plus bas, p. 864-5.

4. D'après l'expression de Baruzi, p. 265, reprise par E. FaGuEr dans son article Leibniz l’Européen. Revue latine, 25 juin 1907, p. 321-32.

5. D'après K. BiepERMANN, Deustchland im achtzehnten Jahrhundert, 2me édition, Leipzig, 1883, t. II, p. 222, c'est à la mort de Jean-Frédéric que Leibniz revient à ses plans nationaux, scientifiques et universels. Alors commence pour lui la période la plus brillante et la plus fructueuse de son activité. » Il en est de même en histoire.

6. « Haben Ihre D. mich langst zu sich begehret schon a6 70 ». Lettre à Ernest-Auguste, s. d. (janvier 1680). Kzopp, t. V, p. 40.

- 7. Perrz, Ann. Imp., t. 1, p. van.

8. V.sur lui BrepermMaANN, t. Il, p. 223 et Kzorp, Der ÆFall, &. IN, p:477-9. On l’a surnommé le second fondateur de la maison dse Guelfes. L. Grore, Leibniz und seine Zeit. Hanovre, 4869, p. 299.

9. « Nach absterben Herrn Herzog Johann Fridrichs... bin ich zwar in meinen officiis conserviret worden, aber man. hat nicht mehr die corige

avait plus de goût pour le droit et l’histoire : dès son avènement, Leibniz devra, à l'exemple du due et de sa famille (1), revendiquer tous les droits de l’ancienne maison des Guelfes; bientôt il sera amené à s’occuper de l’histoire de Brunswick.

Ernest-Auguste maintint Leibniz dans ses triples fonetions de bibliothécaire, de conseiller aulique et de direeteur des mines (2); mais le philosophe réclama de nouveaux avantages (3). Il continua à demander comme une dépendance de la bibliothèque la surveillance des universités et des écoles (4) et surtout, après la mort de l’archiviste Hoffmann (5), la surveillance et la direction des archives afin d’en faire des inventaires (6) et des extraits et d’en tirer un abrégé général, le « manuel » ou « Brepiarium ducatus (7) ». Il proposait de centraliser à Hanovre toutes les archives du duché (8), de composer un recueil

des ordonnances de la maison de Brunswick-Lunebourg ou Corpus Ernesto-Augustum, à l'exemple de ce qui s’était fait en Bavière, en Saxe, en Wurtemberg et tout récem-

curiositât ». Lettre à Tschirnhaus, 13 mai 1681. GEHR., Briefw., p. 415. Il s’agit des sciences physiques auxquelles Jean—Frédéric s’intéressait beau— coup. CÊ. pl haut, p.26, n. 8. Tschirnhaus, d’ailleurs, étaittun mathématicien.

1. « Mon fils est à Paris qui fait sa cour : il y apprendra peut-être à rappeler les prétentions de Henri-le-Lion. puisqu’en ce pays-là on rappelle le testament de Hugues Capet », écrit en 1680 Sophie, femme d’'Ernest-Auguste. Cité par E. BourGEois, Neuchâtel et La politique prussienne en Franche-Comté (1702-1713). Paris, 1887, Dre122:

2. Ce sont les trois titres qu'indique Leibniz dans une lettre à Ernest- Auguste, s. d. (1681 environ). Corr. d'Ernest-Auguste, fol. 65-66. Cf. lettre s. d. (janvier 1680), KLopp, t. V, p. 48 et plus haut, p. 36, n. 9. — Leibniz fut maintenu grâce au comte de Platen. liant

3. Il ne recevait pas le « Kostgeld » accordé par Jean-Frédéric. Lettre à Ernest-Auguste, s. d. (printemps de 1680). Zd., p. 78.

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