V. pl. haut, p. 186, n. 7 et p
d'Eckhart (1),deviennent plus nombreuses encore et Leibniz s’eflorce de les résoudre par tous les moyens (2); parfois cependant il avoue presque l'impossibilité d’arriver à la solution de certaines questions (3).
Les principes qui lui servent à établir la chronologie sont la concordance et la convenance. Le premier est le plus clair : quand des témoignages différents concordent pour placer un même fait à une même date, ilne peut y avoir de doute; c’est le cas le plus simple, sinon le plus fréquent (4). C’est à ce principe qu’on peut rattacher l'établissement, par un diplôme, de la date inconnue d’un fait, connu d’ailleurs (5). Mais il arrive souvent que les différents éléments chronologiques ne concordent pas ; en ce cas, Leibniz emploie, suivant les occasions, deux procédés : ilse décide tantôt d’après la qualité, tantôt, quand ce premier moyen est impossible, d’après la quantité des témoignages (6). C’est ainsi qu'un diplôme, étant de date certaine, l'emporte par sa qualité même sur une source natrative (7) et qu'entre différents historiens on choisira la date chez le meilleur