V. p. haut, p. 59, notes 2 et
5. « Une histoire généalogique, consciencieusement établie, est un instrument de critique d’une grande utilité quand elle porte sur une famille dont beaucoup de membres tiennent une place notable dans l’histoire. » Léopold DezisLe, Journal des Savants, février 1899, p. 132.
6. « La genealogie repond à mon avis aux nerfs et aux tendons de l’Histoire; car puisque l'Histoire recite ce qui s’est passé parmi les hommes, il faut bien qu’elle ait égard à la connexion naturelle des hommes, qui consiste dans ja parenté. Et comme de tout temps la succession a donné beaucoup de pouvoir et d'autorité, etque la plus part des peuples y ont egard pour eviter les
indispensable pour comprendre certains faits historiques (1). |
Nous avons vu quel soin Leibniz mettait à constituer la généalogie des ducs de Brunswick : était pour lui, non le point de départ, mais le résultat même de l’histoire (2); nous savons aussi combien il faisait ressortir l'intérêt des auteurs du moyen âge qui servent à constituer des généalogies (3) et quelles relations suivies il entretenait avec les olus grands généalogistes d'Allemagne (4) ou de France (5). Dans l'électorat de Hanovre, il s’intéressait spécialement aux recherches de Behrens d’Hildesheim, qui voulait écrire l’histoire généalogique des familles éteintes; Leibniz faisait connaître son projet dans les Acta eruditorum (6). Le plus complet des ouvrages de ce genre était alors le Theatrum genealogicum de Henninges (7), mais 1l devenait fort rare, était rempli d'erreurs et « une mfinité de
troubles et les difficultés qui se rencontrent dans le choix des hommes, il se trouve, que les Histoires des peuples, des royaumes et des principautés dependent beaucoup des connexions et changemens de famille, d’où sont venues les guerres, des unions de plusieurs pays, pour former une grande monarchie et les pretentions d’un Prince sur l’autre. » Mémoire du 1er juillet 4692. Z. d. hk. V. f.N.1885, p. 20.« Les questions genealogiques seroient des plus frivoles, si les interests des estats n’en dependoientsouvent. » Lettre à Bayle &: d. (avant le 4er octobre 1701). Genr., Phil., t. III, p. 61 (Fee, p. 131). Cf. pl. haut, p. 441, n.8. Il approuvait surtout les tables chronologiques de l’anglais Tallents, 1680, parce que l’auteur y avait souligné les intérêts et les unions des grands princes. FeLLER, p: 420. C’est, à ses yeux, l’union la plus féconde de la chronologie, de la géographie (v. pl. haut, p. 436 n. 2) et de la généalogie. — Aussi Leibniz utilisait-il les généalogies pour se faire bien venir des princes, p. ex. de Pierre le Grand : lettres à Palmieri, 25 juillet 1697 et à le Fort le jeune, 3/13 août. Guerrier, p. 10 et 20 (FoucHer DE CAREIL, t. VII, p.
1. À la suite du passage cité pl. haut, p.299, n.1,il écrit : «Autrement il y a quantité de faits, dont on ne sauroit rendre raison, quand on ne sait comment les familles ont été liées, ce qui est fort obscur dans ces vieux temps. »
2. Lettre à Muratori s. d. (1709). Camport, p. 38-39 (Durens, t. IV, part. 2, p. 93).
3. À propos d’Aubry des Trois-Fortaines. V. pl. haut, p. 167, n. 8-9.
:. Surtout Greiffencranz; v. pl. haut p. 106, n. 4, p. 177, n. 4 et p. 242.
5. Principalement d'Hozier et Reffuge. V. pl. haut, pp. 107, 441, 177-179 et 300.
6. Lettre de Behrens (corr.,36-37) du 8 septembre 1695, dont la partie concernant le de familiis emortuis est publiée dans les 44. EE. d'octobre 1695, p. 464-6. Dans une lettre du 6 décembre (corr., fol. 43-44), Behrens écrit qu’il veut y employer, au lieu de tableaux, la méthode historique.