V. pl. haut, p. 181, n
l'Ambroisienne, on lui avait envoyé la liste de ceux qui pouvaient lui être utiles (1). Il souhaitait plus encore d’avoir le catalogue: de la bibliothèque palatine au Vatican (2). Après avoir longtemps espéré Le recevoir et ne voyant pas paraître celui des manuscrits latins (3), il se fit promettre la liste des manuscrits relatifs à l’histoire d'Allemagne par le bibliothécaire Zaccagni (4); celui-ci ne s’exéeuta évidemment pas, puisque Leibniz demandait plus tard à Siegler de les rechercher, avec ceux de la bibliothèque de la reine Christine de Suède et les catalogues d'ouvrages imprimés des libraires de Venise, Rome ou Florence (5).
Ainsi renseigné, quels étaient les procédés matériels de travail de Leibniz? Nous les connaissons à la fois par ses déclarations et par ses papiers, véritables « manuscrits laboratoires (6) » s’il en fut jamais.
Depuis son enfance, le philosophe notait ses pensées pour ne pas les laisser perdre (7); il continua toute sa vie (8). Comme Descartes, il méditait au lit (9) et écrivait ensuite
1. Lettres de Sitonis (corr., fol. 12 et 14-15) des 17 août et.8 septembre 1701 ; cf. pl. haut, p. 484, n. 8.