‹ Leibniz HistorienChapitre 479 sur 854 · V. pl.'haut, p. 268, n. 4. ie · texte numérisé non relu

V. pl.'haut, p. 268, n. 4. ie

7. «Interea utile erit notari subinde inter legendum occurentia-fortè loca atrorumque adversariorum, tum etiam nostrorum rigidiorum, quæ favere videbantur.» Lettre à Jean Fabricius, 20 septembre 1698. KORTH ME EI p. 28 (DurEns, t. V, p. 235). A propos du Christianism not mysterious de Toland;il écrivait le 8 août 1701 que l'ouvrage lui étant retombé entre les mains, “non potui temperare quin perlegerem Statim, et more meo aliquas notatiunculas in chartam conjicerem inter legendum, quod non-rard facio-cùm Libri occurunt singulares. DUTENS, t. V, p. 142. Cf. lettre à J.-Chr. Wolf, 18 octobre 1712, Korru., t. I, p. 271 (DUTENS, p. 448). #4

à ? f 4 / ESSAI SUR L ACTIVITÉ ET LA MÉTHODE HISTORIQUES DE LEIBNIZ 459

sare pour les y graver à jamais (1)».Ces extraits étaient faits en allemand, en français ou en latin, selon qu'il s'agissait de langues germaniques, romanes ou anciennes (2):il semble cependant que Leibniz ait préféré le latin, comme étant la langue la. plus concise (3). En général, il faisait ces extraits d’après le principe invoqué à propos des Semestria litteraria, c'est-à-dire qu'il en faisait. un résumé sans critique, la critique consistant dans le détail plus ou moins considérable qu'il donnait au morceau (4); mais souvent, du moins en histoire, il joignait à ses extraits des réflexions, qu’il séparait du texte par des parenthèses accompagnées de croix (5) ; lui-même conseillait, dans la traduction d’un auteur ancien difficile, d’ajouter les commentaires entre parenthèses pour les séparer du texte (6)..1l a indiqué, dans une léttre à Fidler, la manière dont il concevait les extraits en histoire : on devait distinguer les auteurs fondamentaux de “eux qui servent de supplément, c’est-à-dire les textes des ouvrages de seconde main et noter ses réflexions entre parenthèses (7). | PES

La meilleure manière de prendre des notes était, à son

-1. Fontenelle, Eloge de Leibniz. DuTENs, t. [, p. Li, textuellement traduit après Eckhart (Mure, t. VII, p. 199).

2,.Kzopp, t:., p. 1v. ‘

3. La plupart de ses coupons historiques sont en latin, même quand il s’agit d'ouvrages écrits en langues modernes.

4. Kzopp, t I, p. V. Cf. « Car voulant mettre la main à la plume, pour faire des extraits je n’ay pas trouvé de quoy. Ce qui est une marque assurée qu’un livre manque de réalités. » Lettre à Jean-Frédéric s. d. (1679 env.). In., t. IV, p. 427. :

-5. Exemples : « Monæ insulæ sermonem prorsus ab aliis differre audio {ego non dubito quin sit Wallicus +) Gesnerus Mithrid. p. 67.b. » « Scythæ qui Asiam incolunt (+—Hunni+) cum à Massagetis bello vexarentur, transmisso Araxo in Cimmeriam abierunt.» « Fr. Martinus, ord. præd. in Ms. quod est in cœnobio Hemichoviensi Cisterciensium asserit M. Aurelium pugnasse Slavos, Glaucos, Quados (+ forte Suevos+) ». « Aper INSIGNE Estiorum Tacitus insigne, inquit, superstitionis formis aprorum gestant (+sic et drace Widikindi forte legum sacrum+)». Coupons. Ms. XI18 713 q, n° 6, (3) n° 18, (5) n° 143 et Ms. X XIII 47, 1, n° 3. Û

6. « Meo judicio in autore tam sæpe obscuro et abrupto deberent admiscere «liquid paraphraseos, sed. inter uncinos, ut a textu distingui possit, alioqui enim versio non aut vix nisi maximo labore intelligitur. » Lettre à C.-D. Koch, à propos d’Aristote, 28 février 1701. Geur., Phu., t. VIT, D 471.

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