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Lettre citée pl. haut, p. 156, n

avis, de jeter ses remarques sur des feuilles séparées, que l’on rangeait ensuite (1); lui-même pratiquait plus ou moins ce système. D’après ses secrétaires, il faisait de nombreux extraits de ses lectures sur de petites feuilles qu'il jetait ensemble, mais rangeait rarement (2). C’est 6e qu'il faisait en particulier pour l’histoire (3) et pour ses pensées (4). L'ordre n’était pas trop dans ses habitudes, ni surtout dans ses moyens, il égarait ses lettres et ses notes de toutes sortes (5). Leur accumulation l’empêchait de retrouver celles dont il avait besoin et il trouvait plus facile de les refaire (6).

Le catalogue de la bibliothèque de Wolfenbüttel devait être rédigé sur des feuilles séparées; chacune d'elles eût été écrite sur un côté seulement de la page pliée en deux colonnes, l’autre côté restant en blanc (7). C'était là le pro-

1. A propos du Lineamenta methodi studiorum (1711), p. 6, il écrit à l’auteur, Bierling, le 7 juillet 1711 : « Methodus excerpendi optima est conjicere insigniora in peculiares schedas, subinde digerendas. » Gerx., Phil., t. VII, p. 495 (Korea. t. IV, p. 34 et Durens, t. V, p. 368). à

2.«Temporis et ætatis maximam partem constrivit aut in litteris scribendis… aut vaga et subita cujuscumque librorum lectione, multa inde excerpta schedulis, parvis inscripta, congerendo, pauca tamen redigendo in justum ordinem. » FELLER, S. V. L., p. 22. « Er las zum viel und excerpirte alles, machte auch fast über jedes curieuses Buch seine Reflexionen auf kleine Zetteln. » Mure, t. VIL, p. 199.

3. «Genealogiam Tuam Blankenburgensium Comitum videre non memini. Quædam de iis notata habeo in schedis, sed confusum est chaos schedarum, quod in eo sum ut digeram, soleo enim, quæ forte occurunt, scribere in exiguis chartis, omniaque conjicere in unam massam, donec digerere uacet. » Lettre à J.-A. Schmid, 46 juillet 1703. VEESENMEYER, p. 128-9.

&. I écrivait à propos des langues : « Je me souviens d’avoir medité d'avantage autres fois sur cette matiere, mais je l’ai mis sur des papiers, qui ne sont pas encore rangés.» Lettre à Sparfvenfeldt (corr., fol. 55-62) s. :d. (avant le 25 août 1699). Ed. WIESELGREN, p. 54.

5. «La multitude de mes papiers et de mes soins partagés entre trop de choses fait,que:des lettres auxquelles je dois réponse, s’égarent quelques fois.» Lettre à Morell, 31 mai 4699. BoDEMANN, :p. 190, 1n° 664. Cf. « Non raro quidem mihi aliquot centenas litteras annuatim scribenti et accipienti contigit ut.aliquæ pereant. » Lettre à Bernouilli, 28 juillet 1705. Com. ep. Bern., t. AN, p. 185 (GEuR., Math, t. III2, p. 770). Cf. pl. haut, p. 171, n. 2. ;

6. Il écrivait à L’Hôpital, s.d. (après le 24 février 1693) : « Quand j'ay fait quelque chose, je l’oublie presque entierement au bout de quelques mois, et plus tost que de le chercher dans un chaos de brouillons que je n’ay pas le loisir de digerer et de marquer par rubriques, je suis : obligé de faire le travail de nouveau. » GExR., Math., t. II, p. 228.

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