V. pl. haut, p. 481 ss. et
2. Ex. pour Eginhard et Frédégaire, au sujet des partages du royaume de Pépin le Bref. Ann. Imp. 768, $6,t. I, p. 10.
3. Specimen dynamicum (1695). Durens, t. LIL, p. 316. « J’ai trouvé que la plûpart des Sectes ont raison dans une bonne partie de ce qu’elles avancent, mais non pas en ce qu’elles nient. » Suit un résumé de la philosophie ancienne et moderne. Lettre à Remond, 10 janvier 17144. Durens, t. V, p. 9. «Si j'en avois le temps, je comparercis mes dogmes avec ceux des Anciens et d’autres habiles hommes. La vérité est plus répandue qu’on ne pense; mais elle est très souvent fardée, et très-souvent aussi enveloppée, et même affoiblie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendent moins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les Anciens, ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs, on tireroit l'or de la boue, le diamant de la mine, et la lumiére des ténèbres; et ce seroit en effet perennis quædam Philosophia.» Lettre à Bourguet, 26 août 1714. DES MaA1ZEAUX, t. IT, p. 145 (Durens, t. V, p. 13). Sur cet éclectisme v. NOURRISSON, P. 92- 98; Foucuer pr CAREIL, Men t. I, p. 246-9.— Sur le rôle de la philosophie ancienne chez lui et la philosophie qu'il projetait, v. les lettres au P. Verjus du 15 avril 1695 citée par BobEMANN, p.356. C’est ce que lui avait conseillé
Jean Bernouilli,le 6 décembre 1698. Com. ep. Bern:, t. 1, p.422 (GEur., Mare & III 2, p. 558.
tentait d'établir un véritable synerétisme entre la philosophie ancienne et moderne (1). Il opérait de même avee les témoignages historiques différents. Parfois, la coneiliation est fort simple, quand les faits ou les circonstances peuvent s'ajouter (2) ou ne s’exeluent pas : c’est ce qui arrive à propos de la mort des princes qui peut provenir de plusieurs causes à la fois, découlant elles-mêmes souvent l’une de l’autre (3); à propos de la sépulture des grands personnages, dont le corps a pu être enterré en un endroit, les entrailles en un autre (4); au sujet de la prise d’une ville, distincte de sa citadelle (5), de la fondation d’une église et d’un monastère (6), de l’élection d’un Pape et de sa consécration (7). Parfois, la conciliation est plus compliquée: elle nécessite une hypothèse ou même une correction de texte : Leibniz l’essaie, par exemple, pour les dignités ecclésiastiques ou laïques (8), pour les fondations
4. Vita Leibnitit par Brucker, Durews, t. I, p. cvir. — Ce même syncrétisme, Leibniz a essayé de l’établir dans la politique en conciliant l’unité de l’Empire avec l’indépendance des Etats; il le montre bien dans le pseudonyme de Cæsarinus Furstenerius qu’il prend en 1677. BIEDERMANN, t. II, p. 37-38, notes et 234-5. :
2. « Itaque, sive cum Græcis fœdus feriunt, sive mercenariam operam, ingenti pecunia pacta, commodant. Ego utrumque factum puto.» Ann. Imp. 982, $ 2, t. III, p. 427.
3. Ex. la mort de Lothaire, roi d'Italie, empoisonné dit Frodoard, atteint de folie d’après Léon d’Ostie. « Sed potuit mens mota esse per venenum. » Id. 950, $ 25, t. II, p. 587; Liutolf, mort de fièvre d’après Epidanne, de poison selon Sigonius : « febris maligna ex veneno nasci potest.» 957,$ 6, t. I, p. 21; Otton II, de la fièvre, de la dysenterie et du poison. « Febris autem facile oboriri potuit ex nimia agitatione animi corporisque.…. Dysenteria consequens esse potuit non febris minus, quam veneni. » 983, $ 43, p. 456.
4. Ex. Arnulf. Zd. 889, $ 7, t. II, p. 181; Conrad Ie", 918, $ 7, p. 302.