V. p. haut, p. 473, n. 1 et p. 469, n
vent à rectifier les fausses origines des évêchés allemands (1); tandis que les actes officiels confirment ou rectifient les récits des historiens (2) et il a sans cesse appliqué ces principes dans les Annales Imperii.
La critique, cette chose dont tout le monde parlait en France au xviie siècle sans trop la connaitre (3), que la Bruyère rapetissait un peu (4), peut-être par la faute même de ses plus 1!lustres représentants qui n'avaient pas toujours donné au mot toute son acception (5), Leibniz, au contraire, qui savait la distinguer de la controverse (6), l'a conçue au sens étymologique et philosophique. Pour lui, en effet, non seulement elle sert « à discerner le supposé du. véritable et la fable de l’histoire (7) », entre autres « les monumens legitimes de ceux qui ne le sont pas (8) », mais elle consiste dans l'examen et l’usage de ces monuments
1. « Prosunt hæc Tabulæ ad refellendas falsas Episcopatuum Germaniæ origines... Conferri hæ traditiones cum Fuldensibus possunt ejusdem et paulo majoris antiquitatis, quas Pistorio editori debemus » A propos du cartulaire de Werden. S$. BB. , &. I, n° vr, préf., fol. b.
2. Cod. dipl., préf., $ v et 1x cités pl. haut, p. 400, n. 7.