‹ Leibniz HistorienChapitre 495 sur 854 · MABILLON, Traité cité, p. 291 (LANGroIS. p. 274, note · texte numérisé non relu

MABILLON, Traité cité, p. 291 (LANGroIS. p. 274, note

4. « La critique souvent n’est pas une science; c’est un metier où il faut plus de santé que d’esprit, plus de travail que de capacité, plus d'habitude que de génie. Si elle vient d’un homme qui ait moins de discernement que de lecture,et qu’elle s’exerce sur de certains chapitres,elle corrompt les lecteurs et Pécrivain. » Caractères, chap. Des ouvrages de l'esprit, in fine.

5. C'est «un terme d'art, et qui est en quelque façon consacré aux ouvrages où l’on examine les diverses leçons pour rétablir les véritables. Le dessein de ceux qui exercent cet art, n’est pas de détruire, mais d’établir. » Richard Simon, cité par MarGtvVaL, p. 241-242, qui l’appelle «le père de la critique» ; mais la définition précédente ne s’applique qu’à la critique externe ou d’érudition.

6. V. la lettre inédite à Spanheim du 4 septembre 1695 citée par B4- RUZI, p. 387,n. 3.— Ce passage prouve que Leibniz connaissait le projet de Richard Simon; il ne semble pas en avoir lu les ouvrages : les lettres à la Croze des 11 décembre 1711 et 30 mai 1712, Konru., t. IV, p. 415 et 423 (DurTens, t.V, p. 499 et 503), ne parlant que de la querelle de Simon et de la Croze.

7. Discours touchant la méthode de la certitude. Geur., Phil. DNA p-4175: « Cum apud nos divino criticæ beneficio genuinum a Suppositio, aurum ab orchalco nor difficulter distinguatur. » Mai 1681. Zd., p. 72.

8. Nouv. Ess., 1. IV, ch. xvi, $ 11. Id, t. V, p. 452. Cf. Lettres citées pl. haut, p. 450, n. 2 et 401, n.4 et : « Plurimum autem ad errorem commendandum supposita veterum scripta valuerunt.…. Sed eo tempore ars critica in puteo demersa latebat. » Ann. Imp: 194, $ 28, t. I, p. 172.

mêmes (1); aussi est-elle indispensable en histoire (2).

Si l’on s’en rapportait à ses déclarations, c’est surtout à l’histoire ancienne et à l'établissement de la religion chrétienne (3) que servirait la critique; il faut entendre que c’est là qu’elle est le plus nécessaire et le plus utile. C’est, d’ailleurs, au moyen âge que Leibniz l'a lui-même appliquée; il dit à ce propos que les discussions critiques sont -nécessaires pour établir les faits anciens (4).

Les logiciens modernes distinguent deux sortes de eritique, la critique externe ou d’érudition, qui porte sur la teneur même du document, se subdivise elle-même en eritique de restitution et d’exactitude et ne donne que des résultats négatifs, et la critique interne ou éritique historique proprement dite, concernant le contenu du document, qui comprend la critique d'interprétation, de sincérité et d’exactitude, dont la première donne seule des

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