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V. pl. haut, p. 130, n. 8 pour le Codex diplomaticus

6. En particulier dans les Seriptores Brunviscenses, p. ex. pour Ditmar et Gervais de Tilbury, t. I, nos xvirr et Lxrtr, préf., fol. e2 et : (DuTENxs, t. IV, part. ?, p. 19-20 et 31). ; !

7. P. ex. pour Rhoswita, où Pertz a admis les conjectures de Leibniz aux passages difficiles. Mon. hist. Germ. SS.,t. II, p. 226. Au sujet des origines de l’abbaye de Gandersheim, le même écrit : « Et ille quidem nonnisi tex-

de restitution (1) et il en considère avec raison comme une partie la conservation de l'orthographe des manuscrits (2).

Leibniz pratique ce genre de critique d’après deux principes principaux : il restitue le texte tantôt d’après la forme, tantôt d’après le sens des mots. Dans le premier cas, il se fonde sur la confusion des lettres ou des mots. C’est ainsi qu’il base des restitutions sur la confusion dans les manusexits de lettres semblables, comme R et S (3), C et E ou D (4), Get S (5), principalement quand il s’agit de lettres initiales ou de groupes d’initiales (6) et de chiffres romains (7). Il s’agit plus rarement d’un mot entier; mais Leibniz substitue parfois certains mots les uns aux autres quand ils ont les mêmes initiales (8) ou qu’ils ont pu être facilement confondus (9). Parfois il lui arrive de

tum, qualis satis corruptus in codice legebatur, vulgavit, vero loca plurima coniecturis, ingenii et doctrinæ testibus, emendavit, eumque in rem et Bodonis libro aliquoties usus est. » [p., t. IV, p. 804.

1. Correction aux actes d’un synode de Cologne d’après Schaten, qui a vu le manuscrit autographe. Le paragraphe se termine par :« Itaque expunctis correctionibus, monumentorum fidem tueri æquum est. » Ann. Imp. 873, SDL IRD: 722.

2. « Seribendi morem ipsis usitatum, etsi subinde minus orthographicum retinendum in plerisque judicavimus; nam eum quoque nosse partem hujus Gritices facit.» Access. hist., t. I, préf. Durens, t. IV, part. 2, p. 57.

3. À propos d’un diplôme de Charlemagne de 804, il écrit à la Croze, le 14 octobre 1707 : « Le Père Mabillon marque un Notaire nommé Genesius, mais je crois que c’est ce même Egenerius; car les R et les $ se ressemblent beaucoup dans les manuscrits de ce temps-là. » Korru., t. I, p.391 (Durens, t. V, p. 486).

4. «Curado nomine. Legendum est Eurado, ut solent G et E in manuscriptis facile permutari. » Ann. Imp. 888,$ 16, t. II, p. 16. De même en 835, $ 15, t. I, p. 452, Leibniz croit qu’au lieu de Cuciacum on peut lire Ducracum (Douzy) par la confusion de Get D.

5. « Sed quam facile potuit ex S fieri G littera? quoniam persæpe in veteribus apographis contenti sunt librarii literis initialibus nominum propriorum. Itaque ex Sylvestro Gregorius prodierit ». 14. 998, $ 43, t. III, p. 714.

6. Ex. Withones changé en Nuithones, duosclivos en duas Divas, Attiniacum en Cruciniacum, Fluhava en Mulda, Ab Erenhardo en a Werenhardo, nuntium en initium. 14. 889, $ 13, 872, $ 14, 918, $ 10, 768,$ 9 et 769, s1,t.1,p. 12,18, 473, 715, t. II p. 269 et t. III, p. 147. De même, Suavi en Slavi. SS. BB., t. 1, p. 65 note.

7. Au lieu de XI, lire XXI; de IF, III : «indictio secuuda in tertiam mutanda est, ut sæpe fit librariorum lapsu correcto. » Ann. Imp. 989, $ 21 et 990, $ 10, t. III, p. 541 et 550.

8. Ex. «pro Kal. Jun. Kal. Januaru legendæ. Hos menses sæpe culpa librariorum permutari, Audum notatum est. » Id. 996, $ 66, t. III, p. 666.

9.Ex. «In MSto erat, quæ nominatur Dania, sed haud dubiè errore librarii,

réunir deux mots en un seul (1) ou, au contraire, d’en faire deux avec un mot prétendu, qui n'existe pas (2). Dans le second cas, il ne peut s’agir que de la convenance’ des sens ; alors la critique de restitution touche presque à la éritique d'interprétation. Leibniz choisit, par exemple, entre les leçons d’après le sens général le plus convenable (3), entre les noms propres pour des raisons géographiques (4). Parfois même, il propose des corrections à la fois d’après la forme et le fond (5).

Ces exemples ne portent que su des restitutions de mots; mais Leibniz a essayé souvent d'appliquer ce système à des passages entiers (6) et il a parfois pleinement réussi. [l savait collationner les manuscrits (7) et-a

præcedens vocabulum (ut accidere solet) repetentis. Legendum ergo Saxonia, quod agnoscit etiam editor Porcheronus. » 8... t. I, p. 29, n. £. « Quarto Theodesii, Antonio et Syagrio Coss. 380. Priamum in Francia cœæpisse ait Prosper in Chronico. An legendum: priarius nam tali nomine Rex Alamannorum à Gratiano Augusto victo et occisus in Gallia 378. An idem Priam seu Priamund qui Pharamund. qui (?) 420 regnavit in Francia ut Chron. » Ms. XII 8, 713 q. |

1. «Bis enim intra paucas lineas legitur ad Alpes pro Adelberto.» Ann. Imp. 206 Help. 235.

2. Peradbertus devient Paschasius Radbertus, Reginhecor episcopum Reginerium chorepiscopum. Id. 839, $14et 858,$16,t.I, p.477 et 561.

3. P. ex. sur le $ Et ut eo sincerior, pars 11, particula 1, n. 32, entre comprehensas comprehensas et comprehensus, il choisit le dernier. Kzorp,t. I, p. 343.Le passage où on doit liro fratres au lieu de fratris, Ann. Imp. 861,$ 21, t. 1, p. 603. \

4. Ex. Russi au lieu de Prussi ou de Rugi, l'Occident au lieu de l'Orient. Id. 959,$ 21et 965,8 10, 1. III, p. 39 et 551.

5. Ex. les Prussi ou les Russt substitués aux Thusci, qui auraient de-. mandé des missionnaires à Otton le Grand. Lettre à Paullini, 16 mars 1692. Foucxer DE CAREIL, t. VII, p. 197.

6. « Sed ipsum præsulum indiculum ex Frodoardo pariter et conciliorum corpore infra dabimus restitutis nunc demum et in luce positis omnibus, quæ apud Baronium et conciliorum editores et Frodoardum ipsum corrupta aut non intellecta legebantur. » Ann. Imp., 948, $ 11,t. II, p. 559.

7. À propos d’un manuscrit de Turkius, il écrit à Behrens (corr., fol. 85 vo), s. d. (après le 8 novembre 1697 : « posse codicem mendosum esse, apographum fore mendosius nist conferatur.» Il pensait comparer un vieux manuscrit de l’église d’Ely avec l'édition donnée par Gale. Lettre à Th. Burnet, 11/21 juin 1695. Geur., Phul., t. III, p. 163 (Durens, t. VI, p. 225). Dans la lettre à Bressler citée pl. haut, p. 389, n. 4, il demande le manuscrit de Froissard pour le côllationner avec un vieil exemplaire de Hanovre. Il faisait collationner l’édition de Canisius sur l'original (v. pl. haut, p.105, n.8); lui-même a opéré ou fait opérer les collations des manuscrits avec les éditions pour les SS, BB.

tenté ainsi de restituer des écrivains entiers qu'il a édités; par exemple dans les Accessiones il a donné un texte de Gesta Trevirorum d’après trois manuscrits (1); dans les Scriptores Brunsvicenses, celui de la réforme des monastères de Jean Busch est établi d’après trois autres, la chronique des Slaves de Jean Helmold d'après quatre (2). Presque toujours Leibniz a abouti à des résultats; rares sont, en effet, les passages où il déclare qu’il n’y a pas de correction possible (3), à moins qu’il ne s’agisse de quelque lacune matériellement impossible à combler (4).

Le critique de restitution ayant donné un texte convenable, on recherche quel est l’auteur du document et quelles sont les circonstances de sa production : c’est le domaine de la critique de provenance. Ce genre de eritique n’est donc pas Sans rapport avec l’histoire littéraire, telle que la concevait Leibniz (5); mais elle en diffère en ce qu'elle se restreint aux ouvrages historiques. Elle touche aussi, de plus près encore, à la bibliographie. Leïbniz attachait une grande importance à l’établissement des auteurs des ouvrages anonymes ou pseudonymes (6); il essayait d’y contribuer indirectement en pous- Sant ses amis à fournir le catalogue des auteurs des congrégations religieuses, surtout des Bénédictins et des Jésuites (7). Aussi attachait-il en histoire une grande

1. (Tribus Codicibus ad editionem usi sumus, eosque ex se mutuo supplevimus, correximusque, variationibus aut supplementis inter uncinos conclusis. » Access. hist., t. I, préf. (Durens, t. IV, part. 2, p. 56). Cf. pl. haut, P'ECOANS

2. SS. BB. t., II, n 0 xxxrx et xLv, préf., p:4#et 51. Cf. pl. haut, p. 252, notes 5 à Y.

3. Nous n’en avons relevé qu’un d’un caractère positif. À propos de la profession de foi de Pie IV et de Henri IV, il écrit : « On ne scauroit concevoir

ici de faute de copiste, puisqu'elle seroit la même en deux endroits.» DurTeNs,;t. I, p. 568.

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