‹ Leibniz HistorienChapitre 498 sur 854 · V. pl. haut, p. 347ss · texte numérisé non relu

V. pl. haut, p. 347ss

6. Le 16 mai 1676, il écrivait à Placcius, après avoir lu son ouvrage de scriptoribus anonymis et pseudonymis : « Statim impetum sumsi hortandi, ut pergeres, atqu2 instituta tam præclara urgeres. » Sylloge, t. III, p. 1 (Durens, t. VI, p. 3).

7. À propos du même ouvrage, il écrit à Magliabecchi, le 13 janvier 1690 :

importance à la connaissance de l’état-civil des historiens dont 1l devait se servir (1); cette importance était pour lui d'autant plus grande qu’elle garantissait ordinairement à ses yeux l’authenticité de ses ouvrages (2). | Leibniz connaissait les moyens de juger de l’authenticité des ouvrages comme des monuments d’après leur forme extérieure (3), leur contenu (4) et le témoignage des historiens. C’est de cette dernière manière qu’il a étudié l'authenticité des livres du Nouveau Testament (5); c’est d’après la facon dont ils étaient présentés (6) et surtout d’après leur contenu qu'il a rejeté les prétendus ouvrages

« Quamvis autem facilè agnoscam, negotia tua, et literaria commercia minimè ferre, ut ipse,quæ multa posses notare circa Anonymos, et Pseudonymos in literas redigas, auctoritate tamen tua apud variorum Ordinum Religiosos efficere facilè poteris, ut quisque sui Ordinis Anonymos, vel larvatos conferat. [ta non mediocri accessione Placcius ditabitur. Et doctissimi apud vos Viri, Norisius, Badius, P. Lector Benedictinorum, aliique libenter conferent operam, atque ipsius Ordinis quisque sui honori velificabuntur, ne ignorent homines, quantum cuique eorum debeant; cùm si quis olim respectus viventes larvam sumere jussit, post fata plerumque cessare soleat. » Epistolæ,t. I, p. 8 (Durens, t. V, p. 82). Dans une lettre à Placcius du 27, il dit avoir recherché pour lui le catalogue « quorumdam librorum larvatorum Scriptorum a Jesuitis ». À. f. G. d. Ph., t. IX, p. 320.

1. « Ego de inviso scribenti neque omnia, neque nihil crediderim.» Ann. Imp. 876,$ 9, t. I, p. 744.

2. On ne sait que dire de quelques livres qu’on publie en France sous de grands noms : par exemple le testament politique de Richelieu, du Cardinal Mazarin. Ce qui me desplait, c’est que ceux qui les publient, ne marquent pas le Cabinet d'où ils ont tiré leurs pieces, et n’en montrent les manuscrits à personne. Le monde est un peu incrédule là-dessus aujourd’huy et avec raison. » Lettre au landgrave Ernest, 11 /21 mai 1691. Rommez, t. Il, p. 262. « Je m'étonne que les nouveaux supplemens de Petrone ont pu trouver des approbateurs. Qui est ce M. Nodotus qui les a publiés? Il devait nous indiquer ce seigneur d'Allemagne qui lui a donné le premier avis de son Petrone.» Lettre à Nicaise, 5/15 mai 1693. GEur., Phil., t. II, p. 542.

3. Dans le passage de Nouv. Æss. cité pl. haut, p. 352, n. 8, il dit que la connaissance des costumes pourra « peut-estre servir à discerner les mouvemens légitimes de ceux qui ne le sont pas. » Cf. pl. haut, p. 482, n. 4.

4. « Binas autem illas breves vulgoque jactatas Epistolas, unam Bonifacii ad Philippum, alteram Philippi ad Bonifacium, admodum insolentes, nec ceteras utriusque prudentia et gravitate dignas, omisimus ; quod nobis dubiæ fidei videantur, neque uspiam quicquamin cæteris actis indubitatis ocurrerit, unde scriptæ judicari possint. » Mantissa, préf., $ xxr. DuTENs, t. IV, part. 3,1p..319-20.

5. Lettre à Bossuet sur l’autorité du concile de Trente, 24 mai 1700. Durens, t. [, p. 627-385.

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