‹ Leibniz HistorienChapitre 507 sur 854 · V. pl. haut, p. 430, n. 3 et p.429, n · texte numérisé non relu

V. pl. haut, p. 430, n. 3 et p.429, n

5. Ann. Imp. 896,$ 1,914, $ 7 ct 9314, $ 1, t. II, p. 156, 271 et 408.

6. « Ditmarus ex fama, opinor, quæ res in majus attolit, ipsam filiam regis Luitgardem infamatam a Cunone quodam qui se ipsius concubitu potitum jactasset. » Ann. Imp. 950,$ 2, t. II, p. 576.

7. € Annalista noster præter morem a Ditmaro discedens, cum Hildesiensi annalista rem ita narrat ». Zd. 994, $ 5, t. III, p. 556.

8. « Et credibile est, autorem Vitæ, qui pro nepoti ejus Henrico imperatori opusculum inscripsit, hæcex commentariis ipsius Richburgæ hausisse, quis enim alias facilius aut rectius annotasset ? » Id. 968, $ 35, t. III, p. 227.

9. «Nec scivit cardinalis, ante abbatem Stadensem pene eadem memoriæ prodidisse Epponem de Repkau, Speculi Saxonici autorem, quem si cum cura conferas, ab abbate exscriptum facile judicabis. » Id. 996, $36, t. III, p. 655.

10. Nous n'en avons trouvé que deux exemples : « Magna pars hujus. capitularis ex antiquis canonibus ecclesiæ transcripta est. » Zd, 787, $1,t.1I, p. 144; «Rex Gerberti stylo in litteris extraordinariis usus videtur. » Zd. 988. SAS CT pe5 20!

avoir connu André Dandolo (1) ou d’autres historiens de Venise (2) et certains historiens de Milan (3), quand il n’a pas lui-même inventé les faits qu’il rapporte (4). Ces procédés permettent à Leibniz de critiquer les historiens modernes et de circonserire, en quelque sorte, les faits inédits qu'on y trouve, pour déclarer qu’ils sont faux ou vraisemblables.

La critique externe n’est qu’une opération préparatoire. Avec la critique d'interprétation, nous pénétrons dans la critique interne, qui s’attache non plus au corps, mais à l’âme même du document. Leibniz la connaissait sous le nom d”° «art d'interpréter (5) ». Cet art, il l'avait pratiqué tout d’abord en droit (6); plus tard, il l’appliqua à la théologie. Il était, dit-il de lui-même pendant son séjour à Paris, «l’homme du monde le plus propre à expliquer un passage et à en faire voir le vray sens, il le faisoit avec une force et une netteté toute singuliere (7) ». Les études juridiques et théologiques sont, pour l’historien, une excellente préparation (8); Leibniz devait encore développer ses quatés de critique dans les matières philosophiques (9),

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