V. plus haut, p. 242ss., et p. 467, n. 6. É
3. Ex. à propos de Gervais de Tilbury (v. plus haut, p. 513, n. 4) et des accusations portées contre les Templiers, dont Otton de Brunswick était : « Huic nemo per somnium imputavit nefarias illas ineptias, quæ Templariis omnibus in Gallia et alibi improperabantur. » SS. BB., t. II, n° xxxvinr, préf., p. 39 (DurTens, t. IV, part. 2, p. 45).
k. Ex. à propos d’un récit de Luitprand. Ann. Imp. 925, $ 10, t. IT, p. 364.
5. À propos de la date de naissance d’Obert ou de l’âge de sa mère, s’il eût été fils d’Adalbert: « Fateor nihil horum a rerum natura abhorrere; sed tamen minus verisimile putandum est, quod rarius contingit. » Id. 947, $ 12, t. II, p.296. En 967, $ 46, t. III, p. 211, il corrige Hugues de Flavigny d’après un diplôme.
6.« Controversiam de partitione regni inter filios Pipini I regis, Carolum et Carlomannum, ipse olim excussi, reperique, in ea exponenda, ut in multis aliis, falli Æginhardum, scriptorem magis elegantem (pro captu temporis) quam diligentem.» Lettre à Schmincke, 27 février 1710. Sylloge, p.662 (DuTENs, t. V, p. 463). |
7. Pour le partage de l’héritage de Pépin, opposition avec le continuateur de Frédégaire. Ann. Imp. 768, $ 8, t. I, p. 10; pour le mécontentement de
chez le moine de Saint-Gall,il repousse ce qui sent la fable(1), chez Widukind, il relève des erreurs à la lueur de la chronologie et par comparaison avec Rhoswita (2); dans Luitprand, il signale des inexactitudes (3) et dans Ditmar des passages empruntés à des bruits sans fondement (4).
Leibniz ne s’est pas contenté de critiquer quelques faits dans certains cas: il doute, en général, des circonstances des événements même les mieux établis (5) -et étend parfois ce doute à des auteurs entiers (6). Il remarque, en particulier, que les historiens paraissent augmenter volontiers le nombre des ennemis défaits (7) et que d’autres ont peut-être attribué à une seule année les morts survenues pendant plusieurs, pour en tirer un effet plus frappant (8). Cependant Leibniz edmet que certaines circonstances ou certaines causes obscures ont pu être parfaitement connues
Charlemagne à son couronnement par le Pape, opposition avec le moine de Saint-Gall. Zd. 800, $ 11, p. 214.
1. « Fabulam sapit narratio, quæ extat apud Sangallensem initio gestorum Caroli », à propos des origines d’Alcuin. Zd. 802,4 8,t.1I,p. 222. — De même, il dira de ses récits, à propos d’une expédition en Italie de Hugues, marquis de Provence, « quæ fabulam sapiunt. » 1d. 820, $ 12, t. II, p. 322.
2. À propos du mariage de Louis l'Enfant avec Luitgarde. Zd. 903, $ 3, tt p.. 282.
3. « Luitprandus, non eæactissimus seriptor, Widonen jam dudum, antequam spe regni in Gallia contenderet, Romæ coronam quæsisse eaque mora regno popularium excidisse, credidit. » Zd. 894, $ 1, t. IT, p. 125-6.
&. « Addit Ditmarus rumusculis credulus, quosdam suasisse, ut remitteretur, quod nullam veri speciem habet. » Zd. 972, $ 1,t. III, p. 292. Cf. « Addit autor gestorum Nili non multo post papam quasi tyrannum vi ejectum, primum oculos, deinde vitam amisisse. Quod cum sit falsissimum, putandum est, autorem, qui hæc scripsit, si contemporaneus fuit, certe Roma longe abfuisse et vanos rumores secutum. » 1d. 998, $ 7, p. 694.