Entw. d. welf. Gesch. Perrz, t. IV, p
5. « Plerumque enim sub fabulis Deorum aliquid veræ Historiæ latet : quibus si conjungatur, quæ diximus ad Tacitum pag. 8, 9 fortasse non sper-
résultats extraordinaires il arrive et comment, en identifiant Irmin avec Hermès, Ariman ou Ogmion, il ne le cède en rien aux hypothèses de Rudbeck (1); on sait aussi com ment son insistance à revenir sur ces sujets pendant plus de vingt années montre que ce n’était pas là, dans son esprit, de simples suppositions (2). De ce côté, comme de beaucoup d’autres, l'amour des hypothèses l’entraînait trop loin et son patriotisme l’aveuglait.
Si la mythologie des peuples anciens ou des Germains lui paraissait un champ si sûr, il n’en était pas de même des récits primitifs des peuples barbares. Il ne leur attribuait à peu près aucune valeur (3), à moins qu'ils ne s’accordassent avec l’histoire générale ou celle des autres peuples (4). D’une manière générale, ilne croyait guère à la vérité histcrique des sagas, quand il s'agissait de faits un peu anciens(5)
nenda conjectura videbitur de Teutate Arimaniive ex Scythocelticis expeditionibus in orientem ; et de Wodino vel Odino Saxone per septentrionem aliquid impetrante, et mox in Deum vero, de quo addi possunt dicta nobis pag. 33,45. » SS. BB., t. I, n°1, préf., fol. b. Il s’agit des notes c et d (p. 8-9) sur Tuiscon, Hermann ou Irmin à propos du chap. 11 de la Germanie de Tacite et des notes x x (p. 33) aux extraits de Nennius sur l’entrée des Anglo-Saxons en Bretagne (L. I, ch. 27) sur Wodann où Odin et Frea et (p. 45) sur les noms des mois anglais d’après Bede, liber de temporum ratione, ch. 13. Cf. Ann. Imp. 793, $12,;:t.1, p464.
4. Il allait jusqu’à identifier Ulysse avec Odin ! A la suite d’un extrait de la Norwegia antiqua de J. Ramus, 1691, p.8, il écrit : «(+ non inepte conjeceris narrationes Germanorum de Odino, a Romanis et Græcis ad Odyssen id est Ulyssen translatas unde quod Tacitus narrat Ulyssen longe et fabuloso errore in hunc Oceanum delatum saltem hince colligo. Odinum fuisse Romanorum in Germaniam expeditionibus multo priorem +». Ms. XII 713 q (5), n° 207. — Eckhart devait pousser jusqu’au bout ces hypothèses. De origine Germanorum, p. 25-26, 125-8.