‹ Leibniz HistorienChapitre 528 sur 854 · V. la fin du passage cité pl. bas, p. 534, n · texte numérisé non relu

V. la fin du passage cité pl. bas, p. 534, n

3. « Monachorum figmenta jugulavit Lannovius. » Lettre à Eisenhard citée pl. haut, p. 465, n. 3. Cf. Ann. Imp. 980, $ 22, t. III, p.405.Leibniz l'y avait déjà cité en 826, $ 3, t. I, p. 367. Sur Launoy, v. Lavisse, p. 170-1. Leibniz cite Baillet, futur auteur de la Vie de Descartes, dans la lettre à Nicaise, 29 septembre/9 octobre 1693. Geur., Phil., t. IT, p. 544.

&. V. plus haut, p. 60, n. 6 et p. 401, n. 4.

Sainte, au moment des croisades (1), il n’en était pas de même de la venue de saint Boniface à Hameln, où il aurait fondé une église en 712 : il en montre par deux fois limpossibilité (2).

Leibniz s’est préoccupé de montrer comment sont nées les différentes légendes qui encombrent les documents médiévaux (3). Si sottes qu'elles soient, pensait-il, elles sont toujours explicables (4). Dans les temps peu civilisés, 1l suffit d’une très petite occasion pour leur donner lessor (5). Les causes en sont, en effet, très variées. Tantôt elles sont inventées de toutes pièces, pour des motifs derpiété plus ou moins louables: ainsi s'explique le prétendu martyre de Frédérie, évêque d’'Utrecht, qui rappelle le meurtre de saint Jean-Baptiste (6), la damnation de Charles-Martel d’après le synode de Reims présidé par Hinemar (7), les miracles survenus lors des pillages des Normands dans les abbayes (8), la prétendue virginité de Henri le Saint (9), la latte* de

1. « Historiæ de exitu puerorum Hamelensium aliquid verifinesse potest : notum enim ex historia, iuvenes et pueros catervatim in terram sanctam profectos.» FeLLER, p. 418. Cf. lettre à Thoynard (corr., fol. 510) s. d. (après le 7 avril 1692) et BoDEMANN, p. 339, n° 932.

2. SS. BB., t. II, n° xui, p. 46, et Ann. Imp. 768, $ 23-24, £. I, p. 46-47.

3. A propos de la légende de Hatton de Mayence (v. plus loin, p.534-535), il écrit : « Habet critica etiam in fabulis exercita usum suum, nam detectis originibus libentius acquiescimus. » Zd. 970, $ 74,t. III, p. 278.

4. «Nam etiam commenta non temere, nec sine causis nascuntur ». Id. 995, $ 12, t. III, p. 614.

5. « Tenebrosis temporibus minima quæque occasio figmentis suffecit. » Zd. 930, $ 26, t. II, p. 407.

6. Id. 838, $ 7-9, t. I, p. 471-2, où on lit, $ 9 : « Operæ pretium visum est, hoc specimen dare historiæ, sub falso pietatis velamine improbissima nugacitate corruptæ. » Frédéric aurait été martyrisé pour avoir dénoncé le mariage incestueux de Louis le Pieux et de Judith. Leibniz, rappelant cette légende à propos d’une prétendue union du même genre, ajoute : « Nihil in illis temporum tenebris tam inepte dici potuit, quin fidem inveniret, modo qualicumque religionis specie velaretur. » Id. 951, $ 47, t. II, p. 613.

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