V. plus haut, p. 367 ss
3. Dans la lettre à Hartsœæcker du 6 février 1714, Leibniz établit une distinetion « entre les miracles naturels raisonnables et les miracles proprement dits ou surnaturels. » GeHr., Phil., t. III, p. 518.
4. « Omnis nota divinæ revelationis.… huc retulit ut miraculo seu cireumstancia quadam eventuve, aut consensu admirabili et inimitabili quem casut ascrtbere non licet, confirmetur. » Systema theologicum, éd° Lacroix (avec traduction par A. DE BroGzre). Paris, 1846, p. 20-22.
5. « Quid aliud enim miracula sunt quàm operationes quæ ex naturæ creatæ legibus quas intellectus creatus quantæcunque capacitatis pereipere possét, derivare non possunt. » Notes sur le livre de Toland. Durens,t. V, p. 146. « Les voyes miraculeuses passent tout esprit créé... une chose inexplicable à tout esprit créé, quelque penetrant ou informé qu’il pourroit estre; et en en un mot... une chose miraculeuse. » Lettre à Lady Masham, 30 juin 1704. Geur., Phil, t. III, p. 353. «Le caractère des miracles (pris dans le sens le plus rigoureux) est qu’on ne les sauroit expliquer par la nature des choses créées. » Théod., $ 207. Id., t. VI, p. 211. « Ce n’est pas l’usuel ou le non usuel, qui fait le miracle proprement dit, mais de surpasser les forces des creatures ». 5e lettre à Clarke (1715-1716), $ 107. Kiopp, t XI, p. 172 (DUTENS, t. Te p. 166). Souligné par Leibniz.
6.« Miraculum est actio divina, quæ transcendit cognitionem humanam; vel strictius, quæ transcendit cognitionem creaturarum, vel in qua Deus agit præter ordinem naturæ. » CouTuRAT, Opusc., p. 508-9.
7. « Dieu. sans violer à tout moment les deux grandes lois de la nature... et plustost en les suivant parfaitement (excepté le cas des miracles). » Lettre à Arnauld, 30 avril 1687. Geur., Phil., t. II, p. 9%.
8. Réponse aux objections du P. Lamy, où on lit, à propos des lois générales de la nature : Ainsi le miracle n’est une exception de ces loix, que parce qu'il n’est pas explicable par la nature des choses ». Zd., t. TV, p. 594 (DUTENS. t. II, p. 101); « Puisque rien ne se peut faire, qui ne soit dans l'ordre, on peut dire que les miracles sont aussi bien dans l’ordre que les operations naturelles qu’on appelle ainsi parce qu’elles sont conformes à certaines maximes subalternes que nous appelons la nature des choses. Car on peut dire que cette
de la nature, mais au règne de la grâce (1). Aussi « la raison et l’ordre même de la sagesse divine veut qu’on ne recoure point au miracle sans nécessité (2) ». On doit pouvoir expliquer le monde sans recourir aux miracles (3) et rendre compte de tous les faits par les lois naturelles (4). Il ne faut pas multiplier les miracles, eût dit volontiers Leibniz, en accommodant à son profit une maxime scolastique (5). Il a toujours protesté contre les hypothèses où l’on recourait à des miracles perpétuels (6). Dieu « ne fait pas des miracles Superflus (7) »; il agit par les voies les plus simples, les plus uniformes et les plus fécondes à la fois, afin de produire le plus de perfection qu’il est possible (8). Aussi en est-il des
nature n’est qu’une coustume de Dieu, dont il peut se dispenser à cause d’une raison plus forte, que celle qui l’a mû à se servir de ces maximes. » Disc. de métaphys., $ vir. Id., p. 430 (Foucner pe Careiz, Nouv. Lettres, p. 336). Cf. : « Tout estant dans l’ordre jusqu'aux miracles, quoyque ceux-ci soient contraires à quelques maximes subalternes ou loix de la nature. » Lettre à Arnauld, 14 juillet 1686. Zd.,t. II, p. 51.« On peut direla meme chose des miracles ou operations extraordinaires de Dieu, qui ne laissent pas d’estre dans l’ordre general, de se trouvér conformes aux principaux desseins de Dieu; et par consequent d’estre enfermés dans la notion de cet univers, lequel est un resultat de ses desseins.» et : « cet ordre general est inviolable, auquel tout est conforme, sans en excepter les miracles, qui sont sans doute conformes aux principaux desseins de Dieu, quoyque les maximes particulieres qu’on appelle loix de la nature n’y soyent pas tousjours observées. » Remarques sur une lettre d’Arnauld, s. d. (juin 1686). Zd., p. 40 et 41.
1. PicuLeR, t. I, p. 232. CE. : « Car tout doit estre expliqué par sa cause, et celle de Punivers ce sont les fins de Dieu. » P. 41 des Remarques citées ci-dessus.
2. P. 353-4 de la lettre à lady Masham, citée plus haut, p.537, note 5.
3. « Je ne voudrois point qu’on fût obligé de recourir aux miracles dans le cours ordinaire de la nature. » Nouv. Ess., Avant-propos cité par PrcuLer, t. I, p. 232:n-3.
k. « Augere rerum species in miraculis fidem, ut stupenda de nostris regionibus dixisse videar, non est meum. » Protogæa, $ 20. Durens, t. II, part. 2, P217:
5. « [nefaut pas multiplier les estres sans nécessité. » Lettre à Sophie- Charlotte, 18 novembre 1702. GEur., Phil., t. VI, p. 521. Entia non sunt multiplicanda sine necessitate, disait le nominaliste Okkam, en réponse aux réalistes. De même, Richard Simon « appliquait en exégèse le principe de la moindre action et faisait en quelque manière l’économie des miracles. » MarçGivaz, p. 29. C'était aussi l'attitude de certains ecclésiastiques français. G.'Lanson, Revo. des cours et conf. de 1908, p. 742.
6. Nouv. Ess. Avant-propos, passim: Théod., $ 207. Gear, Phi, t. NI, p. 261; lettres à Hartsoecker, 6 février 1711. Ti LATE PATES MCE Wagner, 22 août 1715. 4. f. G. d. Ph.,t. 1, p.90. Coururar, Opuse., p. 7 et 509.