Traité cité, p. 122-3 et 36 (chap. vi
4. « Je suis persuadé que c’est la seule sagesse de la doctrine qui fonde la certitude de la révélation divine, et non point les miracies qui ne reposent que sur lignorance..… je reconnais entre la religion et la superstition cette différence principale, que celle-ci a pour fondement l'ignorance et celle-ci la sagesse. » Spinoza à Oldenbourg s. d. (entre le 15 novembre et le 16 décembre 1676), trad. par Foucner DE CAREIL, Leibniz, Descartes et Spinoza, p. 253.
5. STEIN, p. 29. V. pl. bas P. 541, n. 3. Dès le 9 novembre 1671, Spinoza avait offert d le lui envoyer. GEnR., Phil., t. I, p. 123. $
6. Lettre de Spinoza à Oldenbourg s. d. (avant le 14 juin 1676) avec obser-
vations de Leibniz. GEnR., Phil. t. I, p. 124 et note 5 (trad. en part. par FCUCHER DE CAREIL, o. c., p. 260).
croyance aussi génerale se fût appuyée sur des illusions (1). Pour le premier, on doit expliquer tous les miracles du Nouveau Testament, la résurrection du Christ, par exemple, au sens métaphorique; le second déclare qu’il faut les entendre au sens littéral et que, agir autrement, serait compliquer d’une hypothèse superflue l’explication de la Bible (2).
Cependant, si Leibniz n’admettait pas la théorie des miracles de Spinoza, il parait avoir suivi «le principe fondamental du Traité théologico-politique, à savoir que l’Ecriture ne doit être expliquée que par elle-même (3)». Ce principe, conforme à ceux de la critique d’interprétation (4), parait avoir été adopié au xvrie siècle par un grand nombre de protestants, plus ou moins exégètes : Newion lappliquait (5), van der Hardt le faisait approuver de Leibniz (6) et lui recommandait l’étude des interprètes de la