Même lettre. GEHR., p. 125 et notes
2. Ip., p. 125-6 et notes. C’est pourquoi nous devons croire que le Messie était un homme et non une personne fictive ou allégorique; nous devons admettre aussi ses paroles à la lettre, puisqu'il n’a point voulu tromper ses dis- Ciples. Ip., p. 126-7 et notes.
3. Spinoza à van den Berg, s. d., traduit et cité par FoucHER DE CAREIL, 0. c., p. 282. Sur ce principe, voir chap. vi (De l'interprétation de l'Ecriture) du Traité, p. 127-9. Cf. pl. haut, p. 540, n.2. Dans une lettre à Jean-Frédéric de 1677, Leibniz écrit : «ce fondement pris du traité Theologico-Politique, que l'écriture est l’interprete de l’ecriture : c’est à dire que ny l’eglise ny la raison n’en est pas l’interprete. » STEIN, p. 306.
LNpl hauts D 502/n.,2/2p. 508 n1.
5. «Je vais trois fois la semaine chez M. Newton... Vous ne pouvez pas croire combien il est sçavant dans l’ancienne histoire et les reflexions justes et exactes qu’il à fait sur les faits. Il a beaucoup lu et beaucoup medité sur l’ecriture sainte, mais en parle avec une grande sagesse, bien du bon sens, en depouillant les expressions du Sens allegorique et en le reduisant à l’histoire. Comme il sçait beaucoup l’ancienne histoire des Egyptiens et des Pheniciens ou plus tost qu’il à beaucoup medité sur ce que de ces peuples en disent Herodote, Diodore, Eusebe, Manethon etc. 1! fait usage du caractère et du genie de ces peuples pour bien expliquer le sens de l'écriture qui a été écrite par les Orientaux, c’est-à-dire par des gens qui parloient de la meme maniere. » Conti à Remond, 30 août 1715. Genr., Phil, t. III, p. 655.
6. Il déclarait que pour bien interpréter la Bible, il fallait connaître l’histoire, les auteurs et le style des Hébreux et des Orientaux. Lettre de van der Hardt (corr., fol. 280-93) du 26 octobre 1706 et réponse (corr., fol. 294) du 29, édon BrAmBAGH, p. 20, où on lit : « Tecum plane sentio Historias, consuetudines ét linguas orientis vera esse principia interpretandi Textus scripturæ sacræ. » Cf. pl. loin, p. 544, n. 2.
Bible, surtout de Maimonide (1), que Leibniz pratiqua (2). De plus, celui-ci croyait, comme Spinoza, que les prophètes n'étaient persuadés de la certitude de la révélation que par certains signes (3); il notait comme lui que « le style des prophéties variait avec le degré d’éloquence de chaque prophète » et croyait aussi que « Dieu a proportionné ses révélations à l’intelligenceetaux opinions des prophètes (4) ». Enfin, Spinoza avait déclaré qu’on devait toujours abandonner le sens littéral pour un sens figuré quand le premier donnait à Dieu des attributs humains et, le plus souvent, si le sens littéral était soumis à des difficultés (5); Leibniz reproduit ce principe, mais l’applique avec beaucoup de prudence, en essayant toujours d’expliquer les termes (6) :