Id. 809, $ 8 et 859, $ 17, t. I, p. 263 et
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546 c LEIBNIZ HISTORIEN
l’armée de Charlemagne à Paderborn (1), tandis que la Seine qui s’enfle soudain, en une nuit de ciel serein, paraît avoir été gonflée par des pluies antérieures (2); qu'il montre, à propos du Pape Léon III, d’autres exemples d'hommes qui parlaient encore après qu’on leur eût arraché la langue (3); qu’il attribue à une apoplexie la mort subite du Pape Jean XII, où Luitprand voit un châtiment de Dieu (4); qu’il propose enfin d’expliquer par le phénomène du marbre qui sue le fait que la tombe de Sylvestre IT se couvre de larmes à la mort des pontifes (5).
Telles sont les opérations que Leibniz a pratiquées, soit séparément, soit collectivement, à propos des témoignages et des documents. Il a à peu près connu la critique historique telle que nous la concevons aujourd’hui, il en a compris la nécessité et en a pratiqué presque tous les genres. À ce point de vue encore, il nous apparaît comme très moderne; il le serait tout à fait, s’il avait su abandonner, comme l'ont fait quelques-uns de ses contemporains, la croyance au miracle qu’il devait à ses conceptions théologiques ; 1l est vrai qu’en pratique il a presque entièrement banni les faits miraculeux d’une histoire où il devait comprendre à peu près tous les genres de faits étudiés de son temps.
1'MANTT2NSNI0 13 MENT Cp 3406
2. « Hunc, ut mense Septembri, a bimestri siccitate vadosum, facile transibant Lothariani nisi una nocte sereno cœlo (ex superioris, opinor, tractus pluvus) mirifice intumuisset. » Id. 844, $ 15, t. I, p. 495.