Lettre à Eler citée pl. bas, p.552, n
5. «Nimirum pro comperto habendum est, ut Mathematicos in necessariis, sic Jurisconsultos in contingentibus Logicam, hoc est rationis artem, præ cæteribus mortalibus optime exercuissé. » CouTuraT, Opusc., p. 211. « Est nonnihil et aliorum judicia et testimonia pertinerent ad verisimilitudinem rerum. Hanc Logicæ partem inter desiderata Colloco, extant tamen sparsim ejus semina nec uspiam magis apud Jurisconsultos ubi præsumtiones, indicia, conjecturæ, probationes plus minusve plenæ passim in Considerationem veniunt. » Lettre à C.-D. Koch, 2 septembre 1708. Geur., Phil., t. VII, p. 477. «La Philosophie pratique est fondée sur la véritable Topique ou Dialectique; c’est à dire sur l’art d’estimer les degrés des probations qui ne se trouvent pas encore dans les auteurs Logiciens, mais dont les seuls Jurisconsultes ont donné des échantillons qui ne sont pas à mépriser, et peuvent servir de com-
trativement la manière d'estimer les degrés des preuves (1) » Leibniz avait essayé d'établir les bases de cette logique dans ses ouvrages juridiques, par exemple dans le De Conditionibus (1665) (2) et dans différents écrits postérieurs (3); à la fin du xvire sièele, il déclarait que, s’il en avait le temps, il en ferait plus éard sa « principale affaire (4) ».
Il croyait, en effet, que cette logique serait d’un intérêt capital pour perfectionner l’art de méditer en général (5), pour la morale, le droit et la politique en particulier (6). Elle ne devait pas offrir un moindre intérêt pour l’histoire, où les témoignages ne doivent pas se compter, mais se peser(7) et où souvent une raison grave peut détruire un
mencement pour former la science des preuves, propre à vérifier les faits historiques et à donner le sens des textes. Car ce sont les Jurisconsultes qui s’occupent ordinairement à l’un et à l’autre dans les procès. » Lettre à Th. Burnet 4/11 février 1697. Genr., Phi, t. III, p. 193-4 (Durens, t. VI, p. 246). « assentior... prudentiam dicasticam seu artem judicandi in genere paucissimis regulis absolvi, esse enim nihil aliud quam Logicam ad moralia applicatam. » Lettre à Conring, 9/19 avril 1670. Gexr., t. I, p. 168. Cf. COUTURAT, DIRISEEN ARS