BODERMANN, p. 28, n
2. G. von Wyss, Geschichte der Historiographie in der Schweitz. Zurich, 3° édition, 1895, p. 261. D’après WeceLe, p. 627, elle aurait été composée en trois parties, de 1662 à 1665.
3. D’après l’analyse qu’en a faite Leibniz, et qui finit par : « Miror et doleo deest indice. » Ms. XIIB 71£h, n° 358. À
4. [1 est question pour la première fois dans la correspondance de Lubinitzki (fol. 19), le 45 juin 1669.
9. SCuEIDT, Origg- Guelff.. t. 1, préf., p. 19, nole. Cf. PeRTz. CAL px.
Leibniz connut cet ouvrage; peut-être par le ‘due, eaï c'est avant la mort de Jean-Frédéris, semble 6, qu il écrivit à Bucelin pour lui demander des renseignements sur le père d’Azon et les origines de la maison d’Este. Bucelin le renvoya à sa Germantia, lui parla des erreurs de Pigna et lui vanta le mérite de Scipio Ammirati (1). Leibniz examina l'ouvrage, y trouva que le père d’Azon était Hugues de Toscane, mais ne fut pas convaincu (2).
Ayant échoué de ce côté, il s’adressa ait seul médiéviste qu’il connût en France, Justel, et lui demanda d’éclaircir la question. Celui-ci lui envoya la solution de du Fautray, savant généalogiste français, qui donnait pour père à Azon un comte de Lucques et rattachait la maison de Brunswick à la comtesse Mathilde (3); lui-même croyait qu’on ne pouvait, sur cette question, arriver à la certitude, faute de documents (4). Leibniz le pria de lui donner l'adresse de du Fautray; mais sa lettre, arrivée à Paris quelques jours après le départ de Justel pour l'Angleterre, lui fut renvoyée. Il y déclaraït avoir cherché vainement l’origine d’Azon et n'avoir pas encore trouvé avant le xrre siècle l'indication des marquis d'Este, qu’il soupçonnait avoir porté auparavant le titre de marquis de Monselice ou de Monte Calim (5).
1. Lettre de Bucelin (corr., fol. 1-2), 6 mars 1680. La lettre de Leïbniz est perdue; mais, comme son correspondant le prie de le recommander à Jean- Frédéric, on peut croire que Leibniz lui en avait parlé, par suite que sa lettre était antérieure au 28 décembre 1679, date de sa mort.
9. Lettre à Bucelin (corr., fol. 2), s..d. (réponse à celle du 6 mars 1680).
3. Il avait « travaillé toute sa vie à la genealogie » et était « persuadé qu’il ny» avait «que lui qui ait deterré la Maison de brunswic et qui en sache la veritable origine ». Il se garda de la donner; mais laissa deviner à Justel qu’il la faisait venir « des comtes de lucques aussi bien que de la comtesse Mathilde » d’après l’histoire de celle-ci par Francesco Maria Fiorentini. Du Fautray croyait « que Sigefroy, comte de lucques, estoit père d’A7Z0 ». Lettres de Justel, 12 juillet et 45 août 1680. Ms: X XIII 481, n° 107 «et 108. Celles de Leibniz sont également perdues.
4. « Il faut parler de ces choses la sobrement et toujours dubitantis more, parce qu'il n’y a aucun historien du temps, ny aucuns charte veritable qui vous apprenne une chose aussi cachée que celle la... Les origines des maisons sont pour la pluspart fabuleuses à cause de leur incertitude. » Lettre citée du 15 août 1680.
5. « Comme les ancestres Masculins des ducs de Bronsvic sont venus d’italie,
Le 16 mars 1680, était mort Jean-Henri Hoffmann, ancien secrétaire de Jean-Frédérie et archiviste de Hanovre (1). Ernesi-Auguste acheta ses papiers (2): Leibniz les vit et proposa au due de lui en envoyer « la relation » (3). Hoffmann, qui, d’après Bucelin, faisait venir la maison d’Este de Charlemagne par les femmes (4), « auoit travaillé avec grand soin à l’histoire d'Allemagne (5) » et avait recueilli des documents fort curieux, par exemple une chronique d’Ilefeld (6), un manuscrit de Martinus Polonus Ce il avait copié lui-mème en partie le de reformatione de Jean Busch d’après un manuscrit de l’abbaye d’'Hamersleben(8), réuni des collections concernant Polda (9), Hildesheim (10), surtout Halberstadt et Magdebourg (11): mais c’était un sompilateur sans grande valeur personnelle, car Leibniz ne croyait pas que ses papiers, en dehors des documents
j'y suis arresté; car je ne scaurois me satisfaire encor sur l’origine du fameux Azon. » On ne peut croire là-dessus aux historiens d’Este, et « quelques recherches que j’aye fait je n’ay encor pu trouver les Seigneurs d’'Este nommés dans aucun titre, ou aucun manuscrit avant l'Empereur Frédéric I. Ce qui me fait croire qu'ils portaient auparavant d’autres noms », Sans doute ceux de marquis de Monte Silicis ou de Monte Calim. Lettre à Justel, s. d. (évidemment de 1681 où Justel, prévoyant la révocation de l’édit de Nantes, passa en Angleterre. Haac, t. VI, p. 416). Ms. cité, n° 199. Leibniz reproduit presque textuellement le même passage dans une lettre à Brosseau d'octobre 1685 (v. plus bas, p. 54, n. 2). I] avait trouvé dans une ancienne chronique saxonne, éditée à Mayence à la fin du xve siècle, l'appellation de marquis de Monte ©alim. Ms. XXII 180, n° 46.et lettre à Knorr, s. d. citée plus bas, Poeme