‹ Leibniz HistorienChapitre 59 sur 854 · DB, LIT, n°Sxxxrx et xLIx, préf.:p · texte numérisé non relu

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9. « Res Poledanas ex Hofmanni archivarii collectaneis. » Ann. Imp. 928, SAMI 387:

10. « Præceptum ex Hildesemensibus collectaneis Hofmanni. » Zd., 4000, S22 TITI, p°756.

11. Lettre de Ch. Schrader (corr., fol. 184-5) s. d. (après le 18 mars 1700) ;5$. BB... 1, n° xzrt, fol. g? vo: « Johannes Heinricus Hofmannus, archivarius noster. ir magnæ diligentiæ, cum duobus codicibus manuscriptis ecclesiæ principis Magdeburgensis ex autographo descriptis contulit, variantesque lectiones notulis cComplexus est. » Ann. Imp. 968, $ 50, t. III, p. 238.

LeHNIZ 4

eux-mêmes, méritassent l'impression (1). Cependant Leibniz avait dû y trouver des renseignements intéressants. Hoffmann avait été, de 1666 à 1670 au moins, quand :1l n’était encore que secrétaire de Jean-Frédéric, en relations avec un certain Stanislas Lubienitzki, gentilhomme polonais, résident du due de Brunswick à Hambourg (2), que Leibniz connaissait avant son arrivée à Hanovre (3), qui s’occupait de l’histoire d'Allemagne, en particulier de celle de Brunswick au moyen-âge, et s'était fait envoyer par Hoffmann l'ouvrage généalogique de Bucelin (4), où l’archiviste avait trouvé la généalogie de Brunswick qu'il avait suivie (95).

C’est probablement guidé par les papiers de Hoffmann, au milieu des archives de Hanovre, que Leibniz étudia l'histoire primitive des ducs de Brunswick. Peu après la mort de l’archiviste, il avait étudié, d’après les documents, la généalogie des ancêtres des ducs de Brunswick par les femmes, dont les ducs de Saxe de la maison de Billung, et de différents seigneurs du pays (6); à ce moment, semble-t-l,

1. Lettre du 26 décembre 1703 à Reimmann {corr., fol. 1 v°-2) et WINCKLER, t. I, p. 263-6. Reimmann parle des œuvres de Hoffmann dans une lettre à H. D. Meibom du 22 février 1704. NozTEN, Commercium litterarum clarorum oirorum. Brunswick, 1737, t. I, p. 175. Leïbniz mentionne l’archiviste à plusieurs reprises dans ses notes, par exemple à propos d’armoiries. Ms. X XIII 2HRAN FOIS

2. BopEMANN, p. 155, n° 677. Cf. lettre au landgrave Ernest. RoMMEL, CL p:1930.

3. « J’aurois presque oublié de demander si Mons. Lubiniczki vit encore. Je me suis loujours imaginé que son nom est le même avec le mien et il faut que je sache un jour ce que cela veut dire en slavonois. » Lettre au résident de Hambourg, Habbeus, 14 février 1676. Kzopr, €. III, p. 235. Cf. sur cette identité Baruzi, p. 120, n. 2. — Leibniz devait faire envoyer comme.ambassadeur du tsar par la société des sciences de Berlin le fils de ce Lubienitzki, peintre estimé. Lettres à Sophie, s. d. (mi-novembre 1701) et à Ilgen, 14 décembre 4701. Kzop»p, t. VIII, p. 807 et t. X, p. 112. — C’est évidemment le « Lubenecky » à qui il demandait, en 1703, des échantillons des langues &e Russie. GUERRIER, p. 50-51.

4. Lettres des 15, 26 juin, 80 octobre et 13/23 novembre 1669. Corr. de Lubienitzki, fol. 19-25.

D Ann np 920,13 LD 865

6.« J’ai en main quantité de titres dont j'ai tiré beaucoup de lumieres pour illustrer les genealogies des ducs de saxe de la race des Billung (dont je fais voir clairement les ancestres qui estoient les comtes originaires du pays

il rattachait déjà Hermann Billung aux comtes Benneth et Amalung, contemporains de Charlemagne (1).

Les résultats de ces diverses études se trouvent dans un petit écrit composé au début de 1685 sous le titre : De la grandeur de la Serenissime Maison de Brunsvic-Lunebourg (2). Leibniz y déclare que les ducs de Brunswick viennent probablement de Charlemagne par les mâles et que leur généalogie est établie avec certitude depuis Azon d'Este jusqu'à George-Louis, fils aîné d’Ernest-Auguste, par « une suite incontestable de 20 générations de princes (3) » qu'il reprend successivement jusqu’à Otton IV (4), en détaillant principalement ce qui a trait à Henri le Lion (5). Cette étude, était faite évidemment à un point de vue politique, pour réclamer l'électorat en faveur d’'Ernest- Auguste (6) et montrer que la maison de Brunswick avait

situé entre celuy de Hesse et de Bronsvic), des ducs ou comtes qu’on appeloit ad Visurgim, ou de Northeim et de quelques autres familles dont les dues de Bronsvic descendent par femmes, item de plusieurs Comtes dont les pays sont reunis à celuy de Bronsvic, comme Hoya, dipholz, Eberstein. » Lettre à Justel citée plus haut, p. 48, n. 5.

1.En parlant de la maison de Brunswick, il écrit à Papebroch : « Et vero circa origines ejus Germanicas habeo non contemnenda et ex quibusdam Monumentis atqueindiciis judico Billingisive Billungi comitis...majores fuisse illum Benneth et Aimalingum comites saxones patrem et filium, qui Caroli M. tempore vixere, et quorum mentio est in Antiquitatibus Fuldensibus Broweri ». s. d. (24 mai 1686). Ms. X XIII 181, n° 90. Cf. lettre au même (corr., fol. 2), s.d. (après le 30 mai 1686).

2. Kropp, t. VI, p. 245-59. Composé avant le 16/26 mai, date de la mort de l’électeur palatin (1p., p. xL1x), sans doute en hiver, comme l'écrit suivant « touchant la création du neuviesme Electorat » (p. 261).

3. On « peut demonstrer par des temoins sans reproches et par des consequences indisputables que les princes de Bronsvic ou d’Este descendent de Charlemagne en droite ligne masculine. » Toutefois il faudrait « faire verifier les deux suppositions susdites..…. En aitendant cette verification qu'on ne peut attendre que des monumens de l'Italie et de la Provence, on peut tousjours asseurer que la Genealogie de ces princes est aussi liquide depuis l’an 1060 ou environ jusqu’à present, que l’est aucune preuve qu’on ait jamais produite dans un chapitre de quelque Eglise que ce soit. » Ip., p. 245-6.

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