‹ Leibniz HistorienChapitre 60 sur 854 · Ip., p · texte numérisé non relu

Ip., p

6. Ip., pp. 249 et 251 ss. — De même, dans Ernige reflexiones(In., p. 368), il déclare que le duché de Brunswick, ayant été créé en 1235 « pour fortifier

l'Empire », l'Empereur le fortifiera d'autant plus en y établissant un électoret.

des droits sur le duché de Lauenbourg (1); mais Leibniz y faisait œuvre d’historien en revendiquant pour l’Allemagne un nouvel Empereur de la maison de Brunswick, Frédéric III, « tué l’an 1400 avant le couronnement », et en déclarant que « les historiens ont tort de le passer sous. silence et d’appeler Frederic d’Austriche troisieme empereur de ce nom » au lieu de quatrième (2). Ainsi Leibniz connaissait bien les descendants d’Azon, s’il paraissait ‘avoir abandonné l’idée de rechercher ses ancêtres.

Il allait, d’ailleurs, la reprendre, en cette année 1685. D’après Scheidt, le duc de Brunswick étant allé alors à Venise, se vit offrir par le hollandais Damaidenus, abbé de Sainte-Marie de Castro et de Sainte-Marthe, une généalogie intitulée : Augusta decora Romano Brunsvicensia, sive C. Octavii Augusti.….. et Ernestt Augusti.…. ex eodem Actii Julit sangutruis stirpite natorum, ab a° Romae conditae [1° usque ad Annum Christ MDCLXX XV... de patre ad filium deducta progenies, Historia, Chronologia et insigribus adumbrata, encore plus ridicule que celle de Bacelin (3), et ce fut cet ouvrage qui donna à Leibniz l’idée de reprendre l’histoire des origines des la maion de Brunswick. Quand il en eut connaissance, il écrivit au duc, peu après l’année 1685, une lettre en allemand où il montrait que les ancêtres d’Azon ne pouvaient être originaires d'Italie mais d'Allemagne, le nom d’Azon ne pouvant venir du mot romain Actius, mais étant une contraction du nem germanique Adalbertus (4). Cette lettre en allemand n'existe plus; mais ce renseignement est d'accord avec les

1. « On pourroit pretendre aussi par de bonnes raisons au duché de Lauenbourg, nonobstant la cession faite, quelque jour, s’il venoit à vacquer, comme J'ay fait ailleurs par de bonnes raisons et par-une remarque d'Histoire qui me paroist considérable. » Ip., p. 248-9.

2, Ip., p.249.

Page 1