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SEMÉEDT, t: I, préf., p

4. In., p. 33, note z. Déjà Eckhart, dans le De Origine Germanorum, édité gar Scheidt en 1750, avait parlé du livre de Damaidenus paru en 1685 et donné, p. 116-20, les inscriptions qui s’y treuvaient.et qui faisaient remonter aux Romains l’origine d’'Este. Eur le passage de £cheidt, v. Gunrauen, t. 1, p. 67-68, et WEGELE, p. 627.

faits. Ernest-Auguste voyagea en Italie en 1685-1686 (T. Au début de la seconde année, Leibniz déclarait à Spener qu'il voulait écrire sur les origines des Guelfes quelque chose de définitif, pour satisfaire le due, qui préférait la simple vérité aux plus belles fables (2).

Cependant ce fut moins ce voyage qui décida Leibniz à reprendre l'étude de la généalogie de Brunswick que le cours de ses études et sa propre curiosité. Il a dit, en effet, d’une façon un peu vague, qu’il s’en était occupé d’une manière accessoire à la demande des princes, parce qu'il y trouvait la plupart des faits très mal rapportés (3). Le 24 mai 1686, il avait écrit avec plus de précision qu’en parlant de la négligence des historiens de Brunswick, le duc lui avait témoigné son désir de voir éclaircir le plus possible la généalogie de sa famille (4). C’est évidemment là-dessus qu'Ernest-Auguste, renouvelant le contrat de Leibniz pour les mines, le chargea de s’oecuper désormais de rechercher et d’écrire l’hitoire de sa maison, des origines à l’époque contemporaine, moyennant quoi il lui conservait le rang de conseiller de cour, changeait son traitement en une pension viagère et lui accordait, pour faire les extraits ou les copies, un serviteur ou un secrétaire rétribué à raison de un thaler et demi par semaine

1. «Il est certain que M. le Duc de Hanovre reviendra d'Italie pour la fin de septembre. » M. de Bougeauville à Louis XIV, 27 juillet 1685. GunrAUER, D. Sehr., t. IT, Beil., p. 63, note. » Au reste S. A. $., mon maistre est allé maintenant à Rome et il ne reviendra pas apparemment en Allemagne si tost qu’on l’avoit cru. » Lettre au landgrave Ernest, s. d. (12 avril 1686). "GaHR:, Phil. t. Il, p.2£.

2. « Qui nudam veritatem, quam pictas fabulas mavult.» Cité par Bone- MANN, p. 305, n° 883.

3. « Historiæ nostræ ingens moles incumbit, quam accessario quodam Jabore aggredi, hortatu magnorum Principum, placuit, quod indignum appareret, pleraque tam malè tradi. » Mantissa, préf., $ 13. Durens, t. IV, part. 3, p. 315.

4. « Itaque cum aliquando apud principem incidisset sermo de negligentia historiorum nostrorum ipse princeps gratum sibi fore testatus’est, si Ctenea- Jogiam incyclae gentis, quousque liceret in clara luce constituerem. » Lettre à Papebroch citée plus haut, p. 51, n. 1. Cf. la lettre à Eléonore citée plus haut, p. 43, n. 5.

(31 juillet 1685) (1). Aussitôt Leibniz reprit ses recherches : c’est sur l’ordre du due qu’il écrivit en France, en Allemagne et sans doute en Italie.

Il commença par la France, où il s’adressa au résident Brosseau, qui s’occupait de lui acheter des livres (2) et lui envoyait des curiosités historiques de toutes sortes (3). Il l’avertissait que le duc lui avait « ordonné d'écrire à Paris » et, rappelant les indications de Justel, demandait l'adresse de du Fautray,. à son défaut celle des médiévistes Vion d’'Hérouval ou du Cange; il y joignait une série de questions à poser sur Azon et sa femme Cunégonde, sur leur alliance avec la comtesse Mathilde et sur différents parents de ces trois personnages d’après les généalogistes Pigna et Faleti (4). Brosseau, n’ayant pu trouver l’adresse de du Fautray qui, semble-t-il, était déjà mort (5), s’adressa à du Cange. Celui-ci déclara qu'Azon, mari de Cunégonde, était peut-être le même qu'Azon qualifié de marquis de Ligurie par Orderic Vital et, par suite, qu’il pouvait être fils de Hugues, marquis de Toscane; c’était là, d’ailleurs, une simple conjecture qu’il était nécessaire d’« examiner... à fonds par les chartes ou titres des monasteres de la Lombardie », en se guidant sur les « histoires particulieres des villes de ce canton là (6). » Leibniz trouva ces remarques « considerables », mais répondit qu’il manquait de « livres tant manuscrits qu'imprimés... qui traitent de l’histoire

1. Kiopp, t. V, p. xzr, dont : « sich beständig verreversiret die historiam unseres Fürstl. Hauses dessen uhrsprung und ankunîft biss auf jezige zeit auszuarbeiten und zu beschreiben. » ;

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