Id. 901, S1ct 948 $ 3, t. II, p. 192 ct
3. « Ex Ottone Frisengensi aliisque contemporancis apparet, medio duodecimo seculo integram adhuc discernendi facultatem superfuisse, mox verû uno impetu fabulæ, antca intra Legendas et Sanctorum miracula coërcitæ, sese in orbem literarium effudere. » $$S. BB., €. I, n° zxur, préf., fol. : (DuTEns, DE ne part. 2, p. 33).
. À propos de Gervais de Tilbury, il écrit un peu avant : « Vixit co seculo, ee ego cum proximo, Omnium seculorum post Christum natum ineptissimum esse comperi; decimo tertio, inquam, quo subito omnes propemodum boni scriptores evanuere, cuncta in se trahentibus Monachis mendicantibus, qui tunc insurrexerant; et mox ignorantiam atque errorem etiam vivicomkurio sancientibus : ut jam vix alia quàm utriusque juris et Scholasticarum argutiarum studia superessent. » SS. BB., t. 1, n° zx, préf. fol. 2 et vo (Du- TENS: LIN parte pr92) Cf. Ule passage sur Ptolémée de Lucques et Arnold de Lubeck. Ann. Imp. 996, $ 58, t. III, p. 662-3 (reprod. presque textucllement du Cod. dipl., préf., $ 19, Durexs, t. IV, CES 3, P- 305). Cité par WEGELE, p. 648, n. 2.
5. « Cum renatis litcris viri eruditi ad Historias scribendas animum applicarent, narvationes nullis documentis firmatas dabant veterum exemplo, tamquam ad fidem faciendam autoritas scribentes sufficerct. » 55. BB. t. J, préf., fol. a (Durens, t'IV, part. 2, p. 3).
en Espagne, Sigonius en Italie, Polydore Virgile en Angleterre (1). La Réforme, d’ailleurs, allait beaucoup encourager l'étude de l’histoire, en donnant l'essor à de grandes œuvres en Allemagne avec Mathias Flacius, Mélanchton et Trithème, en Italie avec Baronius, aux Pays-Bas avec les Bollandistes, en France avec Sirmond, Labbe, Mabillon, Baluze (2). En même temps, tous les peuples se mettent à l’envi à recueillir les documents du moyen âge, surtout en Allemagne avec Pistorius, Freher, Goldast et Meibom, en France, avec les frères du Chesne, Pithou et Dachery (3). Aussi l’histoire, à l’exemple des autres études, tend à devenir une science de plus en plus exacte (4).
Ainsi Leibniz, en histoire comme dans tous les autres domaines, est à la fois lui-même et l’héitier fidèle, par suite la synthèse vivante de son temps. Il fait aux individus, surtout aux grands personnages, une place importante; comme les anciens et la plupart de ses contemporains, il S’occupe avant tout d'histoire politique et militaire: comme beaucoup de eroyants, d'histoire religieuse: comme la plupart des publicistes, il assigne à l’histoire du droit un rang notable. Comme du Cange, il s’est occupé des institutions; comme de Thou, il a donné une place remarquable à la civilisation; comme les chroniqueurs du moyen âge, aux prodiges et aux particularités astronomiques ou météorologiques; il a eu, de plus, le mérite d'y
1: « Equidem olim vel negligebantur vel Ssupprimebantur genuina Historiarum monumenta : et scriptores complures, superioris præsertim seculi, imo nonnulli ct nostri, concinnantes Historias de remotis temporibus, elegantes magis quäm fidas, id quærebant, ut ipsi soli legerentur, et auctoritatem nacti apud posteros regnarent. Sed paulatim apparuit, quantum intersit inter simplicem veritatem, rudis quidem, sed tamen rebus gestis vicini scriptoris, et fucatas atque calamistratas narrationes autoris omnia vel seculi sui moribus æstimantis, vel affectibus inficientis. Et compertum est, etiam judicio et veritatis amore præditos, et à monumentis instructos autores recentiores ; quales fatendum est nobis Aventinum, Gallis Paulum Æmilium, Hispanis Marianam, Italis Sigonium, Anglis Polydorum Virgilium extitisse; tamen persæpe graviter labi. » Access. hist. préf. (DürENs, p. 54).
2.55. BB., t. I, préf., fol. a-a° (DUTENS, p. 3-6) 3. Acces. hist., L c.