‹ Leibniz HistorienChapitre 605 sur 854 · V. plus haut, p. 355, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 355, n

introduire la considération des faits économiques et du développement même de l'étude de l'histoire, ce qui était absolument nouveau de son temps. En ün mot il à su unir tous les ordres de faits dans une même histoire : avant l'Histoire d’Angletèrre de Hume et l’Essai sur les mœurs de Voltaire, les Annales Imperii sont déjà une histoire de la civilisation et de la société, en même temps qu’une histoire des princes et des États; de plus, Leibniz y à étudié les faits dans le détail et d’une manière critique : il a donné-une œuvre d’érudit non moins que de philosophe, en un mot une véritable histoire comme il n’en existera guère avant le x1ixe siècle.

Tous ces faits, Leibniz croyait qu'on devait les disposer dans l’ordre chronologique, l’ordre le plus naturel en une science dont la chronologie est l’ossature (1) et, sans doute, plus convenable qu'un ordre méthodique à la nature même (2), à l'esprit d'analyse (3), au souci de la clarté (4) de Leibniz et au travail d’érudition qu'il accomplissait (5). D'une manière générale, il penchait pour l’ordre chronologique, qui lui paraissait le plus commode pour les catalogues d'ouvrage (6) et les biographies en histoire littéraire, tandis que l’ordre méthodique lui semblait meilleur pour les œuvres dont souvent on ignore la chronologie (7). En histoire, il admettait la forme d’annales, dés que cela

1. V. plus haut, p. 423, n. 5 et lettre à Bose citée plus haut, p. 342, n: 5.

2. À propos de l’histoire de Seckendorf, il écrit à Bossuet le 8/18 avril1692 : « Je ne sais si on peut se plaindre de l’ordre, car il suit celui des tems.» Durens, LAD 630;

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