‹ Leibniz HistorienChapitre 607 sur 854 · Vpl-haut p.76, n:4et p.77; n · texte numérisé non relu

Vpl-haut p.76, n:4et p.77; n

4. «Baronii Annales, licet erroribus scateant, et ille multa in rem suum de-

torquat, magno tamen usui in historia medii ævi esse possunt. Scripsit omnia sua manu. antequam Cardinalis fieret. Falluntur qui putant plurima monasteria ipsum adiuvisse. Eius ad exemplum Annales Rerum Germanicarum seribendi essent, non una serie, ut Memisius, Pontanus, aliique fecerunt, sed testimonia veterum auctorum, documenta etc. adducenda et connectanda, dubia critica discutienda. Vorburgius Tomis suis multa loca ex recentioribus, Baronio, Crusio, aliisque inseruit, quibus in rebus antiquis supersedere pos- -sumus. Immortuus tandem est vasto operi, quod sero nimis aggressus, et cuius initium non a temporibus remotis, sed a Carolo M. ducendum fuisset. » FELLER, p. 420. — En rappelant ce projet, il écrit dans la lettre citée ci-dessous, chap. v : «Non ignoras Vorburgium in sua demonstratione historica satis voluminosa simile consilium agitasse, et profecto fecisse pretium operæ, ætsi interdum in verbis Autorum recensendis videatur nimius. Multa autem ab eo tempore prodiere, quæ tune talebant, multa jam edita’ vir egregia non videret; itaque amplissima post ipsum scriptoris materia relicta est, præterquam quod ultra seculum decimum non est progressus. » Il s’agit de l’Historia Rer. Germ. sub Ottone M., Ottone IT. et Ottone III. Philippe de Vorburg était mort en 1660 conseiller de l’électeur de Mayence, Boinebourg et Corring s'étaient intéressés à son ouvrage. WEGBLE, p. 594-5. Leibniz a donc dû le connaître dès son séjour dans l'électorat, sans doute en manuscrit, car l'ouvrage ne parait avoir été édité qu’en 1717.

entreprise à la Société des sciences de Berlin (1) et à l’Académie qu'il projetait à Vienne : il s’agissait, cette fois, de ses propres Annales (2).

Tandis que nombre d’Allemands, comme Vorburg avant Leibniz et, de son temps, Jean-Sébastien Müller, aehiviste de Weimar (3), ses propres correspondants Job Ludolf (4) et Pfeffinger (5), écrivaient des histoires sous cette forme, Leibniz l’employait pour presque toutes ses œuvres historiques de longue haleine, biographies comme les Personalia de Jean-Frédéric et d'Ernest-Auguste et la vie de Bernoulli (6), ou histoires complètes comme les Annales Imperii. Amsi l’histoire contemporaine, comme l'histoire du moyen âge, lui paraissait devoir être traitée dans l’ordre chronologique, qui est le principe même du cadre adopté par Leibniz dans la construetion et l’exposition historiques.

pl. haut, p. 174, n° 5.

D. \« FAR müsse aus allen solchen monumentis Germaniæ mit der Zeit ein Corpus annalium imperii nach der form der Annalium Ecclesiæ cardinalis Baroni et continuatorum verfertiget werden.» Référence citée pl. haut, p. 283, n. 1. CF. CouTurar, p. 523, note. Il pensait, s’il en avait le temps, pousser « l’histoire de L’ Empire. aussi loin que Baronius a poussé celle de l’Église. » Lettre à Schmid, 27 février 1715. Korta., t. III, p. 294-5 (Durens, t. V,

3. 14634-17905. Annalen des Kur-und Fürstlichen Hauses Sachsen von 1400 bis 1700. Weimar, 1700, in-fol.

Nétpl haut p:81n5.

Dans louvrage cité pl. haut, p. 488, n. 3, que Pfeffinger (corr., fol. ) dans une lettre du 3 octobre 1697 nomme « la Chronologie du siècle courant » et dont le plan était : «naissances, mariages, morts, affaires politiques et militaires, varia (affaires ecclésiastiques et séculières) »

6. V. aux références citées pl. haut, p. 846, n. 9 et p. 347, n.1.

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