‹ Leibniz HistorienChapitre 613 sur 854 · V. pl. haut, p. 315, n · texte numérisé non relu

V. pl. haut, p. 315, n

4. « Agendum est nobis non raro in genealogicis, quod in astronomia geometnis, ut hypothesin inveniant quæ si sola phænomenis apte satisfaciat pro vera habenda est. Nos vero et hypothesin damus satisfacientem compertis,

ad unam redacti.» Ann. Imp. 960, $ 22, t. III, p. 54. Cf. MoLLAT, p. 76. 5.« Frustra… jubet Leibnitius Historicos, ut a Mathematicis discunt,

eosque imitentur, qui non Ssemper ex axiomatibus certis et indubiis, sed inter-

dum etiam ex hypothesi quadam, sua repetunt atque probant. Nam longe aliana

gladio, solvi possint, sed fide et auctoritate monumentorum et chartarum, ilius, de quo agitur, vel non multum remotioris acui, Et nemo ignorat, in

Mais Scheidt n’a compris, semble-t-il, ni le passage de Leibmz, ni la nature de l'hypothèse dans les sciences exactes. Leibniz parle, non des mathématiques proprement dites, où les vérités se démontrent par un raisonnement déductif, mias de leur application à l’astronomie, qui est une véritable induction; il savait, d’ailleurs, que dans les mathématiques mêmes, l’hypothèse est. une supposition certaine et n’a nullement le caractère d’une conjecture. Ainsi le reproche de Seheidt n’est pas fondé et la comparaison de; Leibniz restei d'une exactitude frappante : combien existe-t-il d'hypothèses historiques, pro- Visoirement tenues pour. vraies parce qu’elles répondent à tous les faits connus, que la découverte d’un document

nouveau à fait évanouir ou rectifier! 2. pis D'ailleurs Leibniz, qui en histoire sépare toujours l’hypothèse des faits établis (1), sait y distinguer entre les hypothèses : il rejette, par exemple, ‘celles qui ne sont pas suffisamment conformes aux faits (2). Aussi, pour les établir, s’appuie-t-il toujours sur les textes, en les interprétant de la façon la plus compréhensive (3), sur les

faits connus (4) ou les circonstances mêmes de ces

Mathematicis ingenio, in historia denique testimoniis nitendum esse.» SCHEIDT, Origg. Guelff, p. 50 (qui vient de citer le passage des Ann. Imp.). Mots soulignés par l’auteur, qui a repris textuellement la formule de Leibniz ci-dessus citée, p. 465, n. 1.

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