‹ Leibniz HistorienChapitre 635 sur 854 · V. pl. haut, p · texte numérisé non relu

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5. A propos de la prétendue origine guelfe des Capétiens, il écrit : « Quanquam autem Welforum imprimis gloriæ faveam Capetinæ tamen stirpis autores eos agnoscere non possim ». Ann. Imp. 864, $ 19, t. I, p. 602. Bernstorff lui ayant écrit, à propos de Jean XII : «Diser pabst bring uns wenig ehre », Leibniz répond : «er geht uns auch nichts an, und ist nicht von der Famili, ob er schohn mit ihr verschwägert, welches ja selbige nicht verunehren wird. Er kan ohne abgang der Histori nicht verbey gegangen werden, so wWenig als die heyrath Unsers Widonis mit der Marozia. » Id.,t. III, p. vr (Ms. XII8 7131).

6. Voir Ch. WappiNcron, De la religion de Leibniz. Bull. Soc. hist. du protestantisme français, t. 1, 1853, p. 522.

7. Leibniz a lui-même expliqué dans une lettre à Jean-Frédéric, s. d. (1673 env.) l'origine du Specimen theologicum, qui l’a fait longtemps passer pour catholique. FoucHEer DE CaREIL, Mém., t. I, p. 31-32.4

s'il restait quelque doute à cet égard (1), c’est précisément dans son œuvre historique qu’on en devrait chercher la confirmation. Si Leibniz s’est efforcé de réunir le protestantisme au catholicisme, il a essayé bien plus encore de convertir celui-ci à celui-là en réformant l'Eglise romaine et en demandant la convocation d’un concile véritablement œcuménique (2); quand à en vit l'impossibilité, 1l s’attacha à grouper entre elles les diverses sectes protestantes (3). A la tradition catholique, il opposait l'antiquité de la doctrine chrétienne, rénovée par les protestants (4). Nous l’avons déjà vu, dans ses divers recueils et dans ses différentes entreprises historiques, soucieux de justifier en quelque sorte la Réforme par l’histoire (5); il devait être naturellement tenté d’en faire autant dans ses Annales, toutes les fois qu'il retrouvait dans l’église du moyen âge les croyances rétablies plus tard par les protestants. À ce point de vue, son grand ouvrage, où il parle sans ambages (6), est pour nous excessivement précieux, puisqu'il renferme certainement sa dernière pensée: c’est son testament religieux autant qu’'historique.

De là, chez Leibniz, une attitude très nette dans les jJuge-

1. « Probablement plus attaché au luthérianisme qu’à toute autre doctrine religieuse ». BARUZI, p. 499. Nous avons déjà remarqué à propos de ce livre (R. E. H., mars-avril 1907, p. 196-7), qu’on peut l’affirmer.

2, V. surtout cette déclaration à Mme de Brinon en septembre 1693: « De la maniere dont nous nous y prenons, il semble que les catholiques deviendroient aussi tous protestans et les protestans tous catholiques. C’est ce que nous prétendions aussi. » Cité par Ch. de Rémusar, Leibniz et Bossuet. Rev. des Deux- Mondes, 17 janvier 1861, p. 395 et par Baruzi, p. 414, n. 2, avec un autre texte significatif.

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