‹ Leibniz HistorienChapitre 676 sur 854 · FoucHer DE CAREIL, Mémoire, t. I, p · texte numérisé non relu

FoucHer DE CAREIL, Mémoire, t. I, p

7. Comme le croient ZELLER, p. 130-1; Ch. ApAm, De methodo apud Cartesium, Spinozam et Leibnitium. Thèse, Paris, 1885, p. 87: LAMPRECHT, p. 93,

8. C’est ce que Leibniz semble indiquer lui-même dans certains passages : « Si rationalitas animæ sensitivæ præcxistenti non superadditur miraculosa, sequitur spontè, prodire per evolutionem naturalem. » Lettre à des Bosses, 2 mai 1710. Geur., t. II, p. 403 (Durens, t. VI, p.189).

9. Comme le fait Foucaer DE Caretz, Leibniz et les deux Sophies, p- 102. — On a souvent rapporté cette idée à l’apparition de l’AÆistoire naturelle de Burron (1749) (v. p. ex. GEDDESs et Tromson, L'Evolution du sexe, Cité par Anthropologie, t. IV, p. 77); mais cette date étant aussi celle de la publication du Protogæa de Leibniz, on peut se demander si cet ouvrage n’a pas

agi sur les idées de Buffon.

tous les ordres de phénomènes, surtout dans les sciences naturelles et morales, le montrent d’une façon éclatante (1).

Une loi aussi vaste ne peut être naturellement qu’une hypothèse : Leibniz a dit lui même que jamais la nature ne présentait de séries complètes ou parfaites. Aussi bien cette loi, quoique vérifiable en mathématiques, n’est pas d'une certitude géométrique, mais d’une certitude morale (2). Toutefois elle présente toutes les conditions d’une bonne hypothèse : sa simplicité n’a d’égale que sa fécondité, tant elle explique de phénomènes. Aussi se vérifie-t-elle indirectement par ses applications : elle est d’accord, non seulement avec les théories, mais avec les principaux résultats de la science et les objections générales ou partculères qu’on a pu lui faire, du xvinre siècle à nos jours, paraissent d'assez peu de portée (3)

L’énoncé le plus général de la loi de continuité a un caractère tout mathématique (4): il semble avoir été suggéré à Leibniz, par ses travaux sur le calcul infinitésimal (5). Luimême en a donné une formule plus mathématique encore

1.V. plus bas, même chap., et : «Scimus quantum imaginatio materna etism subita impressione in fœtum possit; quomodo ergo miremur longissimo autorum (?) tractu mutari vultuum formas, et dissitas gôntes aerc, aquis, locis, victu cultuque rariori quando et in plantis et in cæteris animalibus multo majus à patria discrimen experimur quod paulatim exuitur transplantando et vix ultra nepotes durat, magno argumento quantum possit locus ut taceam quam nos ipsi a majoribus temporc differimus (?) Corporis habitu per vivendi (?)

‘rationem mutato. » Ms. XXIII 23 a, n° 13. &. d. V. aussi BaRuzr, p. 387, pour l’évolution du dogme chez Leibniz. — Une autre Conséquence de la loi de continuité, qui se retrouve comme la notion d'évolution chez Hegel, l'identité des contraires, est explicitement formulée chez Leibniz, soit en mathématiques (v. plus bas, p. 672, n. 6), soit en morale (v..plus haut, p. 645, n. Se

soit en logique (v. Baruzr, p. 466-7)

2. « Ces considérations font bien voir que les lois de la nature qui règlent

les mouvements ne sont ni tout à fait nécessaires ni entièrement arbitraires ». Théod., $ 349. Gear, t. VI p. 321. Or ces lois sont la conséquence du principe de continuité. V. pl. bas, p. 839, notes 5 à 6. Cf. Foucner Dr CAREIx, Mémoire, t. I, p. 295 et 297 et C1. Prar, édon de la Monudologie, Paris, 1900, p. 50-51.

3. VOLTAIRE, Poème sur le désastre de Lisbonne, ou examen de cet axiome : tout est bien. Note au vers 74. Edon Garnier, t: IX, p. 473. Ch. Renouvier et L. PraT, La nouvelle Monadologie. Paris, 1899, p. 67-68 et 76-77.

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