Nouv. Ess., avt-propos
5. Prince. de la nature et de la grace, $ 13. GEur., t. VI, p. 604. (DuTens C'HITSDES 7):
6. V. pl. haut, note 2 et : « quoyque rien ne se perde dans le monde ». Lettre à van Helmont, 18 octobre 1698. Srrin, p. 334. La suite de la lettre montre que Leibniz aurait pu, bien avant Lavoisier, formuler ce principe.
commencer que par la création, ni finir que par l’annihilation », c’est-à-dire par un miracle que Dieu peut seul produire (1). Ainsi il n'y a pas à proprement parler de naissance ni de mort, mais des accroissements et des diminutions, c’est-à-dire perpétuellement des transformations successives du même être (2), tcut comme celles qui se produisent ccnstamment dans notre corps (3), sans qu'il y ait pour cela métempsychose (4). De même notre corps est machine dans toutes ses parties (5), il n’y a point de chaos dans la nature, mais un ordre et une harmonie qui, pour nous échapper, n’en existe pas moins au fond (6). Enfin, la loi de continuité, qui mène directement à l’hypothèse de l'harmonie préalable (7), résout ainsi le problème des relations des substances entre elles et, en particulier, celui des rapports de l’âme et du corps de la manière la plus
1. Théod., $ 90. Geuxr., t. VI, p. 152. Cf. lettre à Bierling, 12 août 1711. Id.,t. VII, p. 502 (Korru., t. IV, p. 49; DurTens, t. V, p. 375).
2. V. là-dessus lettres à Sophie, 3 septembre 1694. Kcop», t. VIT, p. 303-4; à Boinebourg, s. d. (après le 7 septembre 1695). FEeper., p. 399; à Hoffmann, 27 septembre 1699. Durens, t. IT, p. 261 ; à Sophie, 18 novembre 1702. GEHR., &, VI, p. 522; à Sophie-Charlotte, s. d. (fin de 1702). Ip., {. VI, p. 516-7 (Fou- CHER DE CAREIL, Leibniz et les deux Sophies, p. 95) ; à lady Masham, mai 1704. Ip., t. III, p. 340 (KLopr», t. X, p. 233-4); à des Bosses, 11 mars 1706. In., p.306 (DurEens, { Il, p.269); à Th. Burnet, 26 mai 1706. In., t. III, p. 811; à Kortholt, 17 juin 1712. Korru., t. I, p. 306-7 (DurTens, t. V, p. 319); à Bourgurt, s. d. (après le 20 octobre 1712) et 5 août 1715. GERHARD, t. III, p. 568-9 ct 579-80 (Durens, t. II, p. 325 ct 8329-30); Considerations sur la doctrine d'un Esprit Universel unique, 1702. Id.; Considerations sur les principes de vie, 1705. Durens, t. II, p. 42-43; Principes de la nature et de la grâce, $ 16. In., p. 34-35; Commentatio de anima brutorum, $ 11. Id., p. Fa Cf. ZELLER, p. 171.
3. « Tous les corps sont dans un flux perpétuel comme des rivières, et des parties y entrent continuellement ». Monadolog., $ 71. GEHR., t. VI, D. 619. Cf. lettre à des Bosses, 30 avril 1709. Ip., p. 370 (Durens, t. IL, p. 284).
4. Syst. nouvo. de la nature, $ 6-7. DurTENs, t. II, p. 51-52; lettre à Remond, 41 février 1745. I0., t. V, p.18. VNoue. Ess.,l. I, ch. 1. — Van Helmont, plus logique que Leibniz, croyait, non à une simple métamorphose, mais à une métempsychose. V.là dessus ZELLER, e., qui semble avoir pris ce passage à NOURRISSON, p. 480.