Monadolog., $ 64. GEHR., t. VI, p
6. Lettre à Th. Burnet, 22 mars 1714. Geur., t. LI, p. 565 (Durens, t. VI, p. 213). A la suite du passage cité pl. haut, p. 670, n. 6, Leibniz écrit : « Mais la beauté de la nature, qui veut des perceptions distinguées, demande des apparences de saut, et pour ainsi dire des chutes de musique dans les phenomèênes, et prend plaisir de mêler les especes. »
de BOUTROUX, p. 133-4; cf. NouRrRISSON, p. 496.
plausible par la supposition d’une analogie, sincn d’une identité de nature (1).
C’est aussi à la loi de continuité qu'on peut rattacher les idées de Leibniz sur la logique, la méthode et l’étude des sciences en général. Il à défini la logique «l’art de se servir de l’intelligence (2) » et « l'instrument des instruments (3) ». Il a souvent réclamé l’emploi d’un fil « d’Ariane », qui empêchât l'esprit de s’égarer dans le labyrinthe des recherches (4); ce fil conducteur du raisonnement et de l'invention est la méthode (5). Elle produit des résultats considérables, car elle permet aux esprits les plus ordinaires de s’élever aussi haut que les meilleurs et à ceux-ci de se surpasser (6); grâce à elle, les hommes pourront plus faire en dix ans qu'ils faisaient jadis en cent (7).
Cette méthode est double, elle comprend la démonstration et la combinatoire, selon qu’il s’agit de raisonner ou
1. Sur l'hypothèse de l'identité, v. Hôrrpine, Psychologie, p. 86-87 et 89.