V. plus haut, p. 610, n. 3, et p
6. « Jam veteres plurimi typis prodierant, cum de media ætatis H isboricis cogitari paulatim cœpit, qui elegantia, et argumento, et fama inferiores, minus Curiositatem lectorum invitabant ; sed non minus necessariterant, ut temporum sertes expleretur. » SS. BB., t. I, préf., fol. a v° (Durens, t. IV, part..2, p. 5).
pour bien connaître l'histoire du christianisme, il ne faut pas seulement étudier les Pères de l'Église, mais les dogmes des scolastiques (1). Les mentions particulières sont, au contraire, assez nombreuses dans les Annales Imperii.
C'est ainsi que Leibniz postule la continuité du passé avec le présent dans l’interprétation des textes, qu’il s'agisse de géographie historique (2) ou d'institutions (3), des mœurs de certains peuples (4), de la psychologie des personnages (5), des raisons de leurs actes (6) ou de la suite même des événements (7), des origines d’une institution (8) ou des rapports entre le fait et le droit (9). Toutes les fois qu'il le peut, il recherche la continuité des institutions (10), leur développement lent et suecessif ; c’est ce qu'il fait en particulier pour l’existence de l’Empire romain depuis Romuius Augustule et sa transformation sous Charlemagne et Otton le Grand (11), pour l’histoire du pouvoir
4. « Hanc hiatum ego suppleri et dogmatum filum ad nostra usque tempora pertexi velim ab aliquo viri. » Lettre à Tolomei, 6 janvier 1705. Geur., t. VII, p. 466. Cf. plus haut, p. 351, n. 8. 3
2. À propos de l’Enns : « Ad Anasi fluoit ripam, quia meridionali latere in Danubium influens, hodie Austriam inferiorem a superiore separat, tuné Avarica certus limes a Bajoaricis dislerminabat. » Ann. Imp. 7914, $1,t. I, p. 149.
3. « Credibile est, Paulinum én ecclesia Aquilejenst officio functum magistri scholarum, a quo nunc quoque in ecclestis cathedralibus primarii quidam canonici denominantur. » Id. 7176, $2,t.1I, p. 62.
k. « Apparet etiam, quædam Bulgarorum ïinstituta apud successores Turcas superesse ; ut, quod caudam equinam, pro signo militari erigebant, et ligaturam lintei (hodie tulibantem vocant) in capite gestabant. » Zd. 866, $ 38, t. I, p. 650.
5. « Nemo repente malus fit, itaque injustitiæ et crudelitatis indicia dudum erupisse puto, neque Francos latuisse. » A propos du roi anglo-saxon Offa. Id. 790,$ 4, &. I, p. 148; « Nec vero quisquam repente fit pessimus » à propos de Hatton de Mayence. Zd. 970, $ 11, t. III, p. 277.
6. « Hanc rationem Nithardus addit, sed quæ parum rebus cohæret. » Jd. 841, $ 4, t. I, p. 490. à
7. V. plus haut, p. 434 ; « Sed pro certo habendum est rerum seriem intuenti, nihil tale actum. » Zd. 954 , $ 24, €. II, p. 643.
‘8. V. plus haut, p. 496, en particulier pour les origines des vers et des romans. 7d. 178 , $ 13,t. I, p. 75-76.