V. pl haut, p. 687, n
2. Après avoir donné des exemples de grandes choses issues de petites causes, il écrit : « Il n’y a ny diable ny ange qui puisse prevoir toutes ces petites choses dont naissent de si grands evenemens, parce que rien n’est si petit qui ne naisse d’une grande varieté de circonstances encor plus petites et ces circonstances encor d’autres et cela à l'infini». Lettre à Sophie citée pl. haut, p. 614, n. 6. V. aussi la lettre s. d. citée au même passage.
3. À propos des prophéties anciennes, il écrit : « Experientia constat, omnes qui de talibus aliquid prodere ausi sunt, hactenus deceptos fuisse … Ego certius aliquid prædixero, nempe nisi in Germania pariter, et Anglia rem in melius mutamus, Callos diutiùs restitutos, quàm arbitramur ». Lettre à son frère. FELLER, P. 1409-10 (Durexs, t. V, p. 564).
4. À propos d’une prophétie de Nostradamus, il écrit : « Ego talia pro lusibus habeo, qui casu respondet rebus ». Lettre à C.-D. Koch, 15 juillet 1715. Durens, t. V, p. 563. Cf. «les matieres politiques sont trop problématiques. » Lettre à C. Widow, 8 mai 1716. Korru., t. III, p. 342 (Durexs, t. V, p. 472).
5. « Sénèque dans la Médée a prédit la découverte de PAmérique, et Tacite à prévu que l’Empire romain serait ruiné par les peuples Germaniques». Leibnitiana, $ CLX. FELLER, p. 217 (Durens, t. VI, p. 317). Cf. BODEMANN, Handschrifien, p. 162.
6. Il a prévu en quelque sorte lexpédition d'Égypte et la solution de la question d'Orient, en raison de cet « esprit généralisateur qui voit de trop: haut et de trop loin pour être de son temps, mais qui prévoit l'avenir » parce il voit l’essence des choses. Foucher DE Carix, t. V, p. xLI, qui re- Connaît (p. XLvVI-vinr) à Leibniz « cette qualité supérieure qui s'appelle prescience divinatoire, sagacité, génie » et consiste à «avoir prévu l’avenir ».